Ligne Cahors-Capdenac : appel à manifester le samedi 18 février à Cazals

Le Lot en Action. 15 février 2012 par Bluboux

Il y a encore quelques semaines, le sort de la voie ferrée Cahors-Capdenac semblait scellé, puisque  le Conseil général et le Grand Cahors font le forcing pour que la voie soit déferrée et montrent un enthousiasme singulier à vouloir investir plus de 25 millions d’euros pour créer une voie verte en lieu et place de cette ligne.

Nous donnons encore une belle place à ce dossier dans le numéro 48, tant il est symptomatique de la vision décalée de la gestion du territoire qu’ont Jean-Marc Vayssouze et Gérard Miquel. Pourtant de nombreuses propositions ont été faite à nos deux lascars, mais rien n’y fait. Vous pourrez lire dans le n°48 un article signé de Quercy Energie qui relate une de ces propositions, pertinente et responsable, que le Grand Cahors a écartée d’un revers dédaigneux de la main, argumentant des problèmes budgétaire Vous lirez également un article de Stéphane Lefebvre, qui compare la politique poursuivie par nos élus avec les décisions prises dans d’autres départements. Et cette comparaison est saisissante... Pour finir, un petit mot sur l’article paru dans la Dépêche, le 3 février, relatant le conseil communautaire de l'agglomération du Grand Cahors, qui s’est tenu le 2 février à Lamagdelaine. Signé du rédacteur en chef de l’édition lotoise, il est d’un parti pris étonnant, caricaturant la position des « opposants » au projet de voie verte et soulignant la pertinence du projet porté par Oui-Oui (J.M. Vayssouze) . Parti pris pas si étonnant que cela, finalement, puisque Jean-Michel Baylet, le directeur de La Dépêche, vient probablement au secours de son ami Don Miquel, déjà mis en difficulté par l’invalidation de son élection et qui devant la grogne des citoyens et de certains élus face au scandale de cette voie verte, risque fort d’y laisser des plumes si le débat public prend de l’ampleur. Rappelons également à nos amis lecteurs les plus éloignés des tambouilles politiciennes que ces deux tourtereaux, Baylet et Miquel, sont ministrables si Hollande arrive sur le trône…

Appel à manifester

Le samedi 18 février, à Cazals (20h30, salle des fêtes), le parti socialiste organise un "grand meeting" (si, je vous assure, c'est le terme employé sur leur tract), avec la présence du président du Conseil général, du maire de Cahors et des deux députés du Lot. Un rassemblement citoyen est prévu pour manifester, demander à ces élus de justifier leur position et  réclamer un référendum populaire départemental sur la coulée verte.

Commentaires (4)

1. hacqueville 16/02/2012

que cherche t'on? faire de la france un immense parc d'attraction???
ou essayer de developper notre region (qui est si pauvre en emplois)
en gardant nos infrastructures rail /route .arretons de penser aux loisirs et voyons ce qui est utile au pays

2. Claude Mabit 16/02/2012

Moi aussi je suis pour la voie verte, je m'y intéresse depuis longtemps; merci pour cette info quelque peux orientée, qui a tout de même le mérite d'exister.

3. Bluboux 16/02/2012

@ Pierre,
Ci-dessous un des articles paru dans le numéro 48 du LEA (en kiosque actuellement), consacré à ce fameux projet de voie verte. Je vous engage à le lire avec attention, afin d'alimenter votre réflexion.
Cordialement
Laurent
Ligne Cahors-Capdenac, des solutions d'avenir pour la voie ferrée existent

Par Stéphane Lefebvre
Le conseil général du Lot, avec le lancement d'une étude de 60 000 euros, semble s'obstiner à vouloir installer, à grand frais (25 Millions d'euros), une voie verte en lieu et place de la voie ferrée entre Cahors et Capdenac. Par cette action le conseil général du Lot condamne définitivement la vallée du Lot et ses habitants à la dépendance au mode de transport routier avec ses conséquences (pollution, hausse du coût de l'énergie). Cette volonté est d'autant plus incompréhensible qu'à l'heure actuelle de nombreux projets de réouverture de ligne fleurissent à travers toute la France montrant le regain d'intérêt pour le mode ferroviaire. La majorité des élus du Lot sont donc totalement à contre courant de ce mouvement de fond. Parmi les projets de réouverture plus ou moins avancés, on trouve par exemple des lignes rurales ou périurbaines telles que Nantes-Châteaubriant ou Agen-Villeneuve sur Lot. Mais arrêtons-nous sur un troisième exemple : la ligne Caen-Flers en Basse Normandie. Le projet de réouverture de cette ligne est intéressant car il présente de nombreuses similitudes avec notre ligne Cahors Capdenac. La ligne Caen-Flers, fermée au trafic voyageur et fret depuis 1979 a été utilisée pendant quelques année, de 1991 à 1993 pour exploiter un train touristique puisque la ligne suit la vallée de l'orne à travers les paysages de la suisse normande. Mais surtout, principale similitude, à l'instar du conseil général du Lot, celui du Calvados voulait lui aussi construire une voie verte à la place de la voie ferrée. Finalement, après de nombreuses discussions, manifestations et actions devant les tribunaux, le conseil général, le conseil régional et les associations, ont finalement trouvé un accord visant à créer une voie verte (financée par le conseil général) non pas à la place, mais à coté de la voie ferrée ! Ainsi, la voie verte profitera de l'infrastructure ferroviaire sans hypothéquer l'avenir du rail. Le conseil régional de Basse Normandie étudie d'ailleurs la possibilité de rouvrir cette ligne de 61 km à des fins touristiques puis commerciales (TER). Enfin, ironie du sort, le conseil général du Calvados, à l'origine de la voie verte se félicite maintenant d'une possible réouverture de la ligne ferroviaire. Cet exemple devrait être médité par nos élus lotois et régionaux car il montre que l'on peut faire de l'aménagement touristique tout en conservant des infrastructures essentielles à l'aménagement du territoire.
S'il est indispensable, dans un premier temps de préserver les infrastructures ferroviaires, l'étape suivante consiste à donner des perspectives d'avenir à celles ci. La ligne Cahors-Capdenac ne manque pas de perspectives. Coté fret, il est indéniable que la ligne au profil peu accidenté et raccordée à l'axe fret majeur Paris-Toulouse offre des possibilités de débouché aux entreprises lotoises (Carrière de Bagnac, Matiere, Unicore ...) et au delà (Cantal ou Aveyron). Coté voyageur, avant de déclarer, comme le font nos élus locaux, que la ligne n'a aucun avenir, ces derniers seraient bien avisés de regarder ce qu'il se passe ailleurs. En effet, Si l'on a déjà précédemment évoqué les nombreux projets de réouverture en France, peu se sont encore concrétisés, par contre il existe de nombreux autres projets ailleurs en Europe qui eux ont aboutis et le plus souvent avec succès. L'expérience "Regiorail" (http://www.lightrail.nl/RegioRail/regiorailFR.htm) fournit de nombreux exemples de lignes en zones rurales ou périurbaines, fermées depuis ne nombreuses années car jugées "non rentables", qui ont été rouvertes dans les années 2000 avec succès (En Allemagne, Suisse ou Pays-Bas). Souvent ces réouvertures de lignes, en plus d'améliorer le service de transport offert à la population, ont eu un effet de regain d'attractivité pour les régions traversées. La situation de chaque ligne étant particulière, il est difficile de donner une recette type, mais on peut retenir quelques éléments essentiels qui ont permis la réussite de ces projets : l'implication forte de toutes les collectivités locales, l'implication des citoyens afin d'analyser les besoins des bassins de population, l'imbrication des lignes rouvertes dans le réseau de transport en commun afin de créer un "effet réseaux" grâce à un système de correspondance efficace, une offre touristique et fret complémentaire à l'offre voyageur, un matériel "léger" moins cher et adapté à ce type de ligne. Parfois même les lignes abandonnées ont été rachetés par les collectivités afin de les rénover et les exploiter.
Ce sont donc aux citoyens de la vallée du Lot et aux collectivités locales du Lot à se mobiliser pour, dans un premier temps, sauver l'infrastructure ferroviaire puis dans un deuxième temps trouver la solution la mieux adaptée à l'axe ferroviaire Cahors-Capdenac-Figeac au potentiel indéniable (fret, voyageur et touristique).

4. lasvenes 16/02/2012

vision décalée
nos deux lascars
son ami Don Miquel.........................................
tres objectif votre article.....etonnant cette facon de traiter les opposant chez vous aussi
ben moi et depuis longtemps je suis pour cette voie verte...allez donc voir celle de gourdon/sarlat celle lourde/argeles gazos...comptez les milliers de vtt, velo, joggeurs, poussettes 3eme age..qui s'y proméne chaque jour....
jamais cette ligne ne sera remise en service..jamais!!!! dommage que cette idée de voie verte n'ai pas été appliquée à la voie vers montcud, à celle vers puy l'eveque , le lot navigable, la voie a côté serait un plus pour les touristes et les lotois plutot qu'une voie désafectée

moi je voterais POUR POUR POUR

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