Conseil général : grande sauterie à la cour

Source : Le Lot en Action n°76, pr Bluboux, mis en ligne le 21 novembre 2013

CoupIl y a quelque chose de totalement indécent dans la cérémonie qui a eu lieu le 15 novembre au Conseil général du Lot. Geneviève Lagarde recevait les insignes de Chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur, ambiance petits-fours et champagne, discours mielleux et cirage de pompes. Une séance d'autocongratulation entre fermiers généraux et petits barons, où l'on a pu entendre, de la bouche de la vice-présidente du Conseil général, des déclarations étonnantes :

« Comment parler de moi sans évoquer les événements de mai 1968, auxquels l’adolescente que j’étais a participé. Ce printemps s’en est allé, je suis heureuse d’en avoir conservé les stigmates subversifs. Qui ne se souvient pas de formules telles que « l’imagination prend le maquis ». Mais rassurez-vous, nous nous aimons, car c’est d’amour qu’il s’agit ». Si madame Lagarde et monsieur Miquel ont été des « rebelles », alors c'est dans un passé fort lointain... Les arbitrages de l'exécutif lotois en matière de budget sont significatifs. Nous allons « investir » près de 100 millions d'€ pour financer une déviation au nord du département et une « coulée verte » en lieu et place de la ligne ferroviaire Cahors-Capdenac, alors que la gratuité des transports scolaires sera remise en question très rapidement et que dans notre département, on accouche et on meurt dans les ambulances... Sans parler de la triste image de la démocratie donnée par le président et son équipe, qui flinguent à-tout-va leurs opposants dans le plus pur style berlusconien.

Oui, c'est définitivement l'adjectif qualificatif « indécent » qui me vient à l'esprit à la lecture de l'article de la Dépêche concernant cette grande sauterie du 15 novembre au Conseil général. Et une image, celle de la Cour à Versailles, où l'on festoie sans retenue dans le luxe et l'opulence, alors que le peuple souffre et meurt de faim...

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