Ecole de Brengues, erratum

Le Lot en Action. 7 février 2011 par Bluboux

Dans le numéro 29 du Lot en Action, actuellement dans les kiosque, vous trouverez un article sur l'école de Brengues. Dans cet article, nous relatons certains faits : durant les dernières vacances scolaires, la Communauté de Communes a fait repeindre la classe de l'école. A la rentrée, dès le premier jour de classe, plusieurs enfants ont développé des symptomes qui peuvent être attribué à une intoxication. Les parents d'élèves et l'enseignant ont alors décidé de poursuivre les cours, mais dans la salle des fêtes.

Un dialogue s'est engagé avec la Communauté de Communes, difficile, puisque dans un premier temps cette dernière n'envisageait pas de refaire les travaux.

Le bouclage du journal s'étant fait le week-end du 30 janvier, nous n'avons pu relater le fait que l'attitude de la Communauté de communes a évolué positivement. Les représentants des parents d'élèves, furieux, nous ont contactés pour nous faire part de leur désaccord, estimant que notre article, paru le jeudi 3 février, risquait de compromettre les négociations...  Nous tenons à préciser que les informations que nous avons publiées émanent des parents eux-même, dans le cadre de discussions engagées avec des personnalités politiques. S'il est vrai que déontologiquement, il eut été souhaitable que nous établissions un contact direct avec la Communauté de communes ainsi que qu'avec les représentants des parents d'élèves, l'information est néanmoins avérée.

Nous suivrons de près l'évolution de la situation, mais n'enlevons rien aux propos de l'article. Vous trouverez ci-dessous l'article, ainsi que le droit de réponse demandé par les parents d'élèves.

 

Droit de réponse :

"Les représentants de parents d'élèves du Regroupement de Parents d'Elèves ont découvert avec surprise et mécontentement, l'article à propos de l'intoxication des enfants de l'école de Brengues.

Outre le titre un brin racoleur et erroné, nous tenons à informer les lecteurs que la source n'émane pas des représentants de parents d'élèves ni de l'Association des Parents d'Elèves, ni de l'instituteur Thierry Lacam.

Il se trouve qu'avant même la parution de cet article inopportun, un dialogue s'est instauré entre la Communauté de Communes Causse Vallée et les parents apportant des éléments de réponse satisfaisants aux inquiétudes exprimées.

En effet, une analyse de l'air sera réalisée en vue de déterminer les actions à engager pour assainir les locaux.

Dès lors,les enfants pourront réintégrer leur école."

 

Article paru dans le n°29 du LEA :

Brengues : des enfants intoxiqués

Alertés par les parents d’élèves de l’école de Brengues, nous apprenons que les enfants de cette école font classe, depuis la rentrée des vacances de Noël, dans la salle des fêtes. Durant les vacances, des travaux de peinture ont été effectués dans l’établissement et dès le premier jour de la rentrée, plusieurs enfants ont développé des symptômes d’intoxication : crise d’asthme, rougeur des yeux, irritation des muqueuses… A l’initiative de l’instituteur, Thierry Lacam, soutenu par les parents, les enfants ont donc déménagés pour la salle des fêtes.

Les parents ont interpelé la Communauté de Communes Causse Vallée pour connaître la nature des produits qui ont été utilisés et demandé à ce que le problème soit réglé. La Communauté de Communes rétorque que les travaux qui ont été effectué respectent les normes et n’envisage pas, à ce jour, de refaire les peintures.

Il est dommage de constater que la notion de protection des enfants n’est pas été prise en compte par le maitre d’œuvre. Les COV, les formaldéhydes, les éthers de glycol et autres produits sympathiques contenus dans beaucoup de peintures, sont aujourd’hui bien connus et classés comme dangereux, cancérigènes même pour certains. Pourtant des alternatives existent : des peintures écologiques et économiques comme la caséïne sont aujourd’hui utilisées dans les hôpitaux.

Problème de compétence du maitre d’œuvre ? Probablement, il est difficile pour les élus de connaître toutes les problématiques liées au bâtiment. Mais dans ce cas, il serait tout de même bien venu de leurs parts de reconnaître l’erreur et d’y remédier, même si cela a une incidence sur le budget de la commune. Il serait, en revanche, mal venu de leur part, de persister dans la mauvaise foi et faire courir des risques inconsidérés aux jeunes enfants scolarisés dans cette école…

Les parents sont en colère et comptent bien faire appliquer le principe de précaution. Un Conseil d’école a été convoqué pour le 1er février.

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