Facebook censure le No Sarkozy day

Le Lot en Action. 30 janvier 2010 par Bluboux

Le mouvement du No Sarkozy Day semble inquiéter fortement : cette nuit, sans aucun préavis, Facebook vient de supprimer purement et simplement le groupe No Sarkozy Day, qui comptait près de 370 000 membres…

Si l’on ne peut affirmer que cette censure est le fait de pression d’un « groupe d’influence » auprès de Facebook,   il est tout de même légitime de se poser la question… Facebook n’a pour le moment fourni aucune explication.


Ce qui est certain, c’est que ce mouvement, qui se veut citoyen (ni parti politique ni syndicat), prend une ampleur incroyable sur la toile. Il appelle à une mobilisation citoyenne le 27 mars prochain, dans toutes les grandes villes de France, pour dire Non à Sarkozy et aux dérives d’un système devenu incontrôlable (1).  Si ce succès est pour le moment cantonné sur internet, des opérations de communications sont prévues dans les semaines qui viennent, au grand dam du gouvernement, qui craint une mobilisation historique et… sans précédent en France.


Face à cette censure sur Facebook, la réaction des organisateurs se met en place et tous les réseaux sont sollicités. Les e-mails pleuvent et les articles sur le web commencent à apparaître un peu partout, dénonçant la censure. Et cette dernière risque bien de se retourner contre ses initiateurs, en constituant un formidable coup de publicité pour le No Sarkozy Day.
Si vous souhaitez en savoir plus, visitez le site du No Sarkozy Day, qui propose également de signer l’appel.


(1)    Le travail ne garantit plus des revenus suffisants pour  vivre décemment, la société devient incapable de garantir l’accès aux soins pour tous, les services publics sont systématiquement et méthodiquement  démontés pour être livrés aux marchés, les acquis sociaux obtenus de haute lutte par le Conseil National de la Résistance (2)  au sortir de la guerre (sécurité sociale, retraites, indépendance de la presse entre autres) sont plus que menacés, les gouvernants deviennent les représentants de quelques intérêts privés et la corruption (pardon, le lobbying ) est généralisée et les partis politiques ainsi que les syndicats sont aphasiques. Il ne reste que la mobilisation citoyenne pour arrêter cette machine devenue folle, avant qu’il ne soit trop tard. Ce 27 mars sera un moyen de réagir, manifestation citoyenne et festive, non violente, à laquelle sont invités tous les acteurs sociaux, les associations, les collectifs, etc. Il devient nécessaire d’être informé pour pouvoir agir.  Des forums, des débats, des conférences auront lieu partout en France.


(2)    Appel  de 2004 du Conseil National de la Résistance : Appel des Résistants du 8 mars 2004 renouvelé aux commémorations non médiatisées du 60e anniversaire du Programme du Conseil national de la Résistance du 15 mars 1944.
 Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et transmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.

Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et sœurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n’a pas totalement disparu et notre colère contre l’injustice est toujours intacte.

Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succèderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques, au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais.
Nous appelons d’abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés à célébrer ensemble l’anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (CNR), adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des « féodalités économiques », droit à la culture et à l’éducation pour tous, presse délivrée de l’argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc.
Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période à laquelle l’Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.


 Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau « programme de la Résistance » pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l’intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.
 Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous.
Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.

Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection :
« Créer c’est résister. Résister c’est créer. »

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