Quand l'affaire Alègre (Baudis) ressurgit

Le Lot en Action. 27 décembre 2009 par Bluboux

En faisant la revue de presse, ce matin, j'ai été très surpris de lire un commentaire sous un article de Rue89.

Ce dernier est signé Giro et je vous le livre tel quel :

Ancien directeur d'enquête de l'affaire Alègre (devenue affaire Baudis), je ne pouvais qu'être interpellé par les propos de monsieur Boisset sur les 2 derniers projets bloqués pour des raisons politiques : affaire des disparues de l'Yonne et l'affaire de Toulouse). Il ne s'agissait pourtant, à l'origine, que de 2 affaires criminelles. Monsieur Boisset indique que le pouvoir politique a bloqué la réalisation de films sur ces sujets, qu'en est il concernant les enquêtes elles mêmes ? J'ai levé le voile sur certains agissements dans mon livre HOMICIDE 31 parue chez Denoël en 2004. Aujourd'hui je peux ajouter :
• L’affaire Alègre ce n’est pas :
o Le fantasme d’illuminés ou d’adeptes du complot comme on l’entend parfois
o La mis en cause de « gentils notables » par des vilaines prostituées,
o Les dérapages d’enquêteurs ou de journalistes jusqu’en 2003, ni la version fabriquée à partir de 2004 dans le film « notables donc coupables » tiré de l’œuvre d’Etchégoin et Aron,….

• Mais l’affaire Alègre c’est :
o Des victimes assassinées dans des conditions horribles, des disparitions, des viols,
o Un tueur en série bourré de coke qui a tué pour lui et peut être pour les autres, probablement protégé,
o Un tueur en série qui a tué et violé bien plus que ce qui lui a été imputé,
o Un passif énorme de dossiers criminels qu’il est impératif de rouvrir,
o de trop nombreux dossiers véritablement sabordés ou commodément classés en suicides alors qu’il s’agissait de meurtres évidents.
o La démonstration faite que si les éléments contenus dans le rapport 8PG05 du procureur Bréard, gardé secret à la chancellerie, étaient versés aux enquêtes, la recherche de la vérité s’en trouverait grandement facilité.

o La démonstration :
1. qu’il faut modifier le temps de la prescription en matière criminelle (10 ans actuellement) pour le porter à 30 minimum (comme en matière de recouvrement de la dette financière).
2. que les victimes ou leurs ayant droits sont encore les laissés pour compte de la justice malgré les beaux discours tenus. (partie civile ne peut faire appel en assises, saisie du CSM, accès aux documents classifiés ou gardés secrets, montant des consignations, toute puissance du parquet sur le maintien en enquête préliminaire durant de très longues périodes de dossiers auxquels les parties civiles n’ont pas accès…)

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau