Gaz de schsite : le coup de gueule de bluboux

Le Lot en Action n°49. 2 mars 2012 par Bluboux

coup-de-gueule-gaz-de-schiste-ngspc.gifL’heure est grave. Alors que 14 permis de recherche exclusifs ont été mis très discrètement « en consultation » auprès du public sur le site du ministère de l'environnement, alors que se dessine de plus en plus clairement l’autorisation prochaine de l’exploitation des gaz de schiste en France (y compris si Hollande est nommé Khalife à la place du Khalife), les associations qui se sont montées pour fédérer les collectifs citoyens se perdent dans de viles luttes d’ego, se vautrent dans la bêtise la plus puérile et ont totalement abandonné la lutte contre le gaz de schiste.

À l’instar de ce qui se passe au sein de la coordination nationale, l’association NGSPC (crée au printemps 2011 pour fédérer les collectifs citoyens qui luttent contre le permis dit de Cahors) est devenue totalement inefficace. Les centaines de citoyens qui ont soutenu l’association sont laissés sans aucune nouvelle (si ce n’est un appel à cotisation), le site internet est complètement laissé à l’abandon, plus de newsletter, aucun communiqué de presse, plus aucune action, à l’exception de réunions stériles où les gens passent leur temps à se crêper le chignon et à se regarder le nombril. Une catastrophe honteuse qui dessert totalement la cause commune et fait les choux gras des pétroliers…

Quand l’incompétence s’allie avec la bêtise et l‘orgueil, rien ne va plus. Incapable d’organiser quoi que ce soit de cohérent, le bureau de NGSPC a refusé de relayer la dernière manifestation à Cahors (début janvier) et tente aujourd’hui de lancer un appel à manifester dans quelques jours, sans aucune concertation, sans qu’aucune information ne soit envoyée aux quelques 450 citoyens qui sont inscrits à la newsletter (alors qu’il suffirait d’un seul clic). Nous sommes atterrés de ce qui se passe. D’autant plus que certains militants de grande valeur, engagés dans cette galère, vont trinquer alors qu’ils n’y sont pas pour grand-chose.

En pleine campagne présidentielle, personne n’est capable de travailler de façon cohérente pour interpeller les candidats et les médias. Danièle Favari, qui signe régulièrement dans ces colonnes « Le filet de gaz de schiste », est l’une des seules à poursuivre efficacement la lutte, malgré les invectives assassines et les coups bas. Elle a rédigé une lettre ouverte aux candidats et tente actuellement de ramener un peu de bon sens dans tout ce fatras en essayant d’obtenir une position commune. Nous vous tiendrons informés dans le prochain numéro. Surveillez avec attention le site du LEA, sur lequel nous publierons cette lettre dès qu’elle sera validée, ainsi que sur le blog de Danièle : 

www.nongazdeschisteinfos.com.

Dernière minute : petit coup de théâtre. Au moment où nous bouclons ce journal, nous apprenons que Merzouk, qui fait partie des militants de valeur mentionnés dans cet article, vient de claquer la porte du CA de l’association NGSPC. Nous apprenons également que le bureau, probablement inquiet de la tournure que prennent les choses, a demandé à Sébastien Perroud (qui a mis en place le site et la boite mail, membre du premier CA qui a été remplacé par l’équipe actuelle en novembre dernier) de s’occuper à nouveau du site et de la newsletter. Ces deux nouvelles vont dans le bon sens. Espérons que cela sonne le réveil de toute l’équipe. Le combat contre l’exploitation du gaz de schiste et la folie meurtrière des compagnies pétrolières nécessite toute l’énergie des nombreux citoyens qui se sentent concernés et les compétences de chacun. Espérons également que la coordination nationale, qui se réunira les 3 et 4 mars à Cahors, entendra cet appel et tournera le dos à ces querelles intestines, même si l’ampleur des dégâts semble beaucoup plus sérieuse au niveau du national, avec de nauséabondes suspicions de malversations financières et de tentatives de récupération politique…

L’association NGSPC appelle à un rassemblement le samedi 3 mars, devant la mairie de Cahors, de 11h à 12h30 pour signer des pétitions. S’il y a peu de chance que cette manifestation soit un succès, compte tenu de la gestion plus que tardive de la communication et du manque de lisibilité des objectifs (signature de pétitions), c’est néanmoins l’occasion d’aller secouer un peu les puces de l’équipe locale et des membres du national.

LEA Info Lot Environnement Société politique énergie . pollution Transition

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