Crash d'hélicoptère : ils se battent pour obtenir la vérité

Le Lot en Action. 2 janvier 2010 par Bluboux

« Le 25 avril 2009 à 19 h 25 un hélicoptère de la Sécurité Civile baptisé Dragon 2b s'écrasait sur une falaise du défilé de Lancone, en Corse, près de la commune de Ritali, faisant cinq morts dont le pilote, son mécanicien, un Médecin du SAMU présent à bord, et Justine Gressler, 20 ans, sur le point de donner la vie à un bébé devant se prénommer Léo.
Au lendemain de ce drame, les "autorités civiles et militaires" se sont empressées de manifester leurs plus vives condoléances aux familles des victimes, et Madame Alliot-Marie, alors Ministre de l'Intérieur, s'est même rendue sur place pour honorer la mémoire des disparus.
Mais, depuis, les parents et les frères de Justine ne parviennent pas à faire leur travail de deuil.
Pour y parvenir, il faudrait que soit connue la vérité sur les causes de cet accident et les responsabilités, dont les conséquences risquent d'être inquiétantes pour la société franco-allemande EUROCOPTER, filiale d'EADS, au regard du contrat en cours avec les USA portant sur 3 milliards de dollars. En effet les appareils ne sont pas tous livrés ni payés et il existe des clauses d'annulation pouvant entraîner la résiliation du contrat... »

C'est ce que l'on peut lire sur le site que viennent de mettre en ligne les familles des victimes. Car ils se battent pour connaitre la vérité, mais les "intérets économiques de l'état" sont en jeu. Et comme dans l'affaire du crash de l'Airbus près de Mulhouse en 1988, rendre public les résultats de l'enquête porterait atteinte aux intérets d'une entreprise toute puissante.

Pourtant le 12 mai 2009, la Dépeche publiait un article sur le sujet :  « Ce faisant, sans préjuger des résultats futurs de l’enquête corse ni faire d’amalgame puisque dans ce dernier cas de figure, le pilote évoluait à travers une météo très dégradée, il n’en demeure pas moins que cet accident prend aujourd’hui une singulière résonance. Coïncidence de dates, le 29 avril dernier, trois familles de victimes ont en effet porté plainte contre X entre les mains du procureur de Tarbes, afin de relancer le dossier du crash de l’Astazou, classé sans suite par ce même procureur l’été dernier. Pour ces familles, l’utilisation de l’EC 145 en montagne pose un vrai problème. Depuis trois ans, elles s’appuient notamment sur des constats et témoignages récurrents laissant suspecter un défaut de rendement en altitude du rotor anti-couple, partie vitale de l’appareil l’empêchant de partir « en toupie ». Et elles n’ignorent pas non plus le contexte dans lequel est survenu l’accident de l’Astazou : quelques semaines plus tard, un marché de 3 milliards de dollars était signé avec l’US Army pour 352 UH 145, version militaire de l’EC 145 à construire aux États-Unis. Peut-on penser qu’il ne fallait pas faire de vagues avant de signer le contrat ? »

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site : Le mur du silence

 

 

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