Distribution de fonds pour la protection des forêts

Développement Durable. Le 12 mars 2010 par Albane Wurtz

 

Une conférence ministérielle sur les grands bassins forestiers s’est tenue jeudi 11 mars à huis-clos à Paris. Réunissant 54 pays des principaux bassins forestiers ainsi que des nations bailleurs de fonds, la réunion avait l’objectif d’allouer les sommes prévues à Copenhague. Un premier pas vers la reconnaissance de la souveraineté des forêts…

 

Distribution de fonds pour la protection des forêts

« La destruction massive de la forêt à l’échelle de la planète continue. Il faut y mettre un terme et la solidarité internationale doit fonctionner » (Jean-Louis Borloo) Crédit photo : © Pawel Strykowski - Fotolia.com

 

« La destruction massive de la forêt à l’échelle de la planète continue. Il faut y mettre un terme et la solidarité internationale doit fonctionner », s’est ému le ministre français du Développement durable, Jean-Louis Borloo. A l’initiative de la conférence internationale avec le ministère des Affaires étrangères, Jean-Louis Borloo a accueilli la réunion avec enthousiasme.

La déforestation, responsable de près de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, est un fléau à combattre. Chaque année, l’équivalent de la superficie de la Grèce disparaît. Selon les experts, à ce rythme effréné, la totalité des forêts aura disparu d’ici la fin du siècle. Les causes sont multiples : agriculture, élevage, approvisionnement en bois de chauffe…

Le club des amis de la forêt

Pays des principaux bassins forestiers et bailleurs de fonds se sont donc réunis à huis clos pour allouer les fonds prévus pendant la conférence de Copenhague. 30 milliards de dollars avaient alors été promis aux pays en développement pour lutter contre le réchauffement climatique, dont 20 % pour enrayer la déforestation. Le mécanisme REDD (Réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts) a été renforcé et devient désormais REDD+. Y ont été introduits la conservation et la gestion durable des forêts. Concrètement, cette mesure rémunère sous forme d’aide publique internationale ou de crédits carbone les pays qui réussissent à préserver leurs forêts ou à en accroître la superficie.

Ce « club des amis de la forêt », comme l’a surnommé Jean-Louis Borloo, devra recenser les financements déjà dédiés aux forêts puis identifier des projets prêts à être financés. Un secrétariat sera chargé de veiller au versement des sommes dues et au bon déroulement desdits projets. Pour procéder à un état des lieux régulier, les nations présentes ont convenu de se retrouver tous les deux mois avant l’échéance fatidique du Sommet de Cancun en décembre prochain. Une deuxième réunion est d’ailleurs prévue fin mai à Oslo. La tâche est rude, sachant qu’un pays comme le Congo possède un bassin forestier de 226 millions de km2, soit 350 fois la surface de la France !

Destruction de l’habitat naturel des orangs-outans

A l’issue de la réunion, l’association écologiste France Nature Environnement a fait part de son effroi face à l’huile de palme, dont la culture est l’une des grandes responsables de la déforestation. Non seulement elle participe à la déforestation mais de surcroît, elle anéantit le milieu naturel de nombreuses espèces, comme les orangs-outans. « L’huile de palme ne doit en aucun cas constituer une alternative envisageable aux carburants fossiles », a prévenu Juliette Fatus, chargée de mission forêt à FNE.

 

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