France Télécom Cahors : vers une fermeture ? Manif hier à Cahors

Publié le 21/06/2009 10:52 | Jean-Luc Garcia. La Dépêche

Cahors. Les France Télécom dans la rue pour sauver leurs emplois

Les salariés de France Télécom dans la rue, hier.

Les employés ont le masque des mauvais jours. Photo, J.-L.-G.
Les employés ont le masque des mauvais jours. Photo, J.-L.-G.
Les employés ont le masque des mauvais jours. Photo, J.-L.-G.

Le redéploiement de 50 employés de France Télécom, du site de Cahors (Terre-Rouge) à Montauban, soulève de vives inquiétudes chez les principaux intéressés. Trente d'entre eux, environ, ont manifesté leurs craintes et leur mécontentement hier devant la boutique France Télécom du boulevard Gambetta.

Tous arboraient symboliquement un masque barré d'une croix. « Nous voulions ainsi démontrer que, pour notre direction, nous en sommes que des ressources supprimées à Cahors, des pions que l'on déplace sans tenir compte de nos situations familiales. C'est inacceptable », lâche Sandra Dichamp, membre de l'intersyndicale CGT, CFDT, FO et Sud PTT.

Sa crainte majeure, partagée par l'esnsemble du personnel concerné, est de subir un nouvel exode vers Toulouse après une première mutation à Montauban. « On ne nous assure pas une véritable pérennité du site de Montauban pour les trois ans à venir. Cela signifie que nous devrions encore supporter un nouveau départ », reprend Sandra Dichamp, tandis que ses collègues Marie-Hélène Rousconi et Vivianne Salesse poursuivent leur distribution de tracts aux passants. Elles veulent sensibiliser ces derniers sur une dure réalité l'intersyndicale définit comme « un nouveau coup dur pour l'économie et la démographie cadurcienne ». Pensées et propos soutenus par Serge Laybros, adjoint au maire chargé des affaires sociales, présent hier aux côtés des manifestants. Il dresse un amer constat : « Je note que la direction n'a pas réfléchi à un projet alternatif. France Télécom est dotée de techniques modernes lui permettant de développer des activités nouvelles. Pourquoi pas à Cahors ? Au contraire, nous allons perdre des emplois. C'est une hécatombe. Cette situation me rappelle celle, très douloureuse, vécue par les anciens salariés de l'entreprise Valéo », déclare-t-il. L'inquiétude a envahi les esprits, mais la volonté de se battre pour travailler et vivre dans le Lot prédomine.

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