Grippe porcine : comment survivre sans Tamiflu ? Source : Brave Patrie

 

La fièvre cochonne à gros seins ne passera pas par la France.

Alors que l’Organisation Mondiale de la Santé a déclaré la grippe porcine "hors de contrôle", les gouvernements s’organisent pour empêcher une pandémie qui pourrait s’avérer catastrophique dans le contexte de paupérisation globale provoqué par la récession.
Tous les gouvernements ? Non, car malgré l’absence de Tamiflu en doses suffisantes pour traiter toute sa population, un petit village de Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur et garde même le sourire. La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a une arme secrète, et elle compte bien s’en servir pour bouter la fièvre cochonne hors de notre Brave Patrie.

mercredi 29 avril 2009

On attendait l’Albanie au tournant, c’est au Mexique que la transmission de la fièvre cochonne à l’homme est apparue. Pour la première fois, une maladie débilitante atteint au premier chef les adeptes du spring break à Tijuana, c’est à dire les riches.

S’agit-il de la conséquence tragique mais inévitable d’une activité printanière qu’aiment volontiers pratiquer les adolescents américains ? S’agit-il d’une punition divine du camp d’en face, celui qui ne toucherait pas un cochon avec un bâton, ou alors de dynamite ? Ou bien est-ce que les Canadiens ont encore une fois abusé de la Molson et ont trébuché en salle blanche avec la fiole qu’il fallait pas ?
Nul ne le sait à cette heure, mais la conclusion est triste : nous nous méfiions des veaux, nous nous méfiions des vaches, il fallait se méfier du cochon et des couvées.

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L’Israélien contrôlé positif à la fièvre cochonne va devoir répondre à un interrogatoire serré du Mossad.

S’exprimant au moment de la découverte de cette nouvelle forme de vie, Amaury de Loose, le consultant BP pour les questions scientifiques, nous a fait part de son angoisse dans son tweet de 13h26, qui précédait de 3 minutes son départ pour l’Islande :
« En fait, chers amis, je crains que ce soit la merde… Une option : trouver du Tamiflu (si vous avez un ami pharmacien… dépêchez vous). »

Passé le temps de l’extase propre à tout scientifique devant une nouvelle bébête, est venu le temps de la réflexion qui précède, sauf chez les traders de la Société Générale, celui de l’action. Un constat s’impose : avec seulement un dose pour deux, le Tamiflu ne sera pas distribué gratuitement, mais vendu à prix d’or aux grands patrons, aux adhérents de l’UMP et du Nouveau Centre (s’il en reste), aux membres de la rédaction, aux participants de la Star’ac... en bref : uniquement aux personnes utiles.
En clair à moins de 300K€ par mois, en pharmacie, si t’as un entonnoir et 12 suppos, estime-toi le plus comblé des ultra-gauchistes.

Or aujourd’hui, seul le Tamiflu semble pouvoir sauver la France, et la situation n’est pas rose (il ne manquerait plus que cela) : 34 millions de doses de Tamiflu, 65 millions de français (en comptant les Noirs de l’autre côté de la mer).
Il faut se rendre à l’évidence, les 50% de parasites qui sont dispensés de s’acquitter de l’impôt sur le revenu ne peuvent prétendre à leur dose d’antiviral. Tandis que la grippe porcine, contractée à l’étranger par ceux qui ont les moyens de s’offrir (ou se faire offrir) des aventures mexicaines au soleil de Costalegre, pénètre discrètement le territoire national dans des corps sains et bien nourris, les égrotants qui passent leur chômage devant la télévision font le terreau d’une pandémie sans précédent.

Doit-on pour autant doser les pauvres ? Evidemment non, on va quand même pas sacrifier le plan de relance et le bouclier fiscal pour une poignée d’imprévoyants : ils devront se débrouiller tous seuls.

Comment faire quand on est pauvre sans tamiflu ?

Et ben fallait faire des efforts pour devenir riches, bande de branleurs !
Faute de mieux, puiser dans les recettes de nos grands-mères nous a de tous temps préservés des terribles fléaux qui ont décimé nos voisins : de la peste noire au communisme, à peu de frais, le système D a fait ses preuves.
Toutefois, on peut douter des paroles du bon docteur Don José Menguelèz qui déclarait sur RTL Montevideo : « Peut-on me dire pourquoi c’est la panique, en dehors du fait que c’est une pandémie ? C’est la grippe, quoi. De l’aspirine, beaucoup d’eau, un bon lit et ça passe. »
Car cette fois ci, il semble que ça ne suffira pas. Pour la grippe mexicaine, la tequila n’a pas fait ses preuves, et le mezcal fait à base de pneu Continental non plus.

Alors que faire ? La panique vous gagne ? L’hystérie frappe à votre porte ? Rassurez-vous et n’oubliez pas que nous avons besoin de vous, les pauvres, pour renflouer nos établissements bancaires en faillite. Voici donc comment, en vous bougeant un tant soit peu le fondement, vous aurez une chance de survivre et finir de rembourser votre crédit-auto.

Car tandis que nos voisins européens semblent se vouer à une industrie pharmaceutique qui depuis l’apparition de l’aspirine piétine lamentablement à soigner nos vieux et nos chaude-pisses, notre nation sait se tourner vers ses ressources naturelles et des traditions séculaires afin de trouver des remèdes efficaces, pas chers et souvent festifs.

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Le Ginkgo Biloba est propice au priapisme.

Trois ingrédients riches en acide shikimique et facile d’accès vous seront utiles pour fabriquer un Tamiflu de table tout ce qu’il y a de plus honnête.
- Le liquidabambar qui pullule sur les trottoirs parisiens : citoyens, à vos haches !
- le ginkgo, qui est par ailleurs un excellent vasodilatateur et provoque donc une aussi monumentale que durable érection, un effet secondaire des plus intéressants si vous vous trouvez être l’un des derniers représentants de l’espèce devant repeupler la planète ;
- l’anis etoilé, plus connu sous le nom de badiane, que l’on retrouve à vil prix et forte concentration dans toutes les anisettes de distributeurs.

Et si tituber dans les rues de paris avec un litron de pastis dans une main et une hache dans l’autre, tout en gérant tant bien que mal cette bite qui obstrue votre champ de vision, ne correspond pas aux derniers instants de la fin du monde dont vous rêviez, ami pauvre, sachez qu’il existe un plan B : le pinard.

Le vin contient " de la quercétine, une molécule de la famille des flavonoïdes, connue pour ses propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires et antihistaminiques ", ou quelque chose du genre.
En clair, un bon pinard se marie parfaitement avec les mets à base de porc, comme une saucisse sèche, un fromage de tête, une caillette aux herbes, ou un H1N1. Un remède accessible à toutes les conditions sociales. Les pharmaciens conseillent le Villageoise® 500ml générique.

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Toux et fortes fièvres sont les premiers symptomes de l’infection, n’hésitez pas à vous mettre à l’aise si vous avez trop chaud.

Le principe de précaution, désormais inscrit dans la Constitution par un vieux con dont on ne comprend pas qu’il soit plus populaire que Notre Président, impose qu’on use de toutes les armes à notre disposition. Le ministère de la santé préconise un mélange 1/3 pastis, 2/3 beaujolais pour une efficacité optimale. Certes, c’est bien dégueulasse, mais faut savoir ce qu’on veut, hein. Quand on est pauvre, on est content de ce qu’on a, et on ferme sa gueule.

Se pose donc un problème de logistique : comment faire avec une hache dans la main droite, nécessaire pour abattre quelques végétaux et participer à l’émergence du Grand Paris, et une bouteille de Pastis Toni dans la main gauche, achetée dans le Coccimarket le plus proche, pour transporter simultanément un cubi de gros rouge qui tache, élément de base du traitement antiviral ?
Roselyne Bachelot, qui a toujours de bonnes idées, propose une distribution de camelbacks isothermes gratuits pour stocker le mélange pastis-eau-glaçons-vinasse en le maintenant a une température agréable (ce qui facilite l’ingestion massive, car le pastis chaud, ça n’est pas tellement digeste, il faut bien l’avouer).

Il faudra toutefois à l’avenir songer à élargir le Rio Grande.

Commentaires

  • Michèle DRAYE
    • 1. Michèle DRAYE Le 02/05/2009
    MERCI de m'avoir bien fait rire!

    Je vais m'efforcer de transmettre la recette

    Solidairement

    Michèle

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