Haltère au vit

Bakchichi info. 11 octobre 2009 par Amédée Sonpipet

La mésaventure hors du commun de l’homme qui avait décidé d’enfiler son membre viril dans le trou du serre-disque d’une haltère et qui y resta coincé 3 jours.

Mardi 22 septembre, la section de Recherche et de Secours Urbain des pompiers de Costa Mesa en Californie est appelée à l’aide par le service des urgences de l’hôpital Hoag de Newport Beach pour une mission assez singulière : quelques minutes plus tôt, s’est en effet présenté un homme refusant de décliner son identité, qui, selon ses dires, avait décidé, samedi 19, d’enfiler son membre viril dans le trou du serre-disque en acier trempé d’une haltère.

Pour toute explication de son geste, l’amoureux de la gonflette a expliqué au praticien qui en a vu d’autres, qu’il pensait que le poids du serre-disque en acier, normalement destiné à maintenir en place les disques amovibles en fonte qui donnent du relief aux pectoraux des pratiquants, allait allonger son organe et qu’ainsi « ça allait faire de moi, le chef de ma tribu…  ».

Un poids, deux mesures

Un poids, deux mesures - JPG - 10.7 ko

© Ray Clid

Le mec avait vu juste : le collier du serre-disque de 2,5 cm d’épaisseur avait progressivement bloqué la circulation sanguine de l’oiseau de l’athlète, oiseau transformé en rouge-gorge nécrosé après 3 jours de lutte aussi acharnée qu’inutile de l’haltérophile pour se désincarcérer. Transféré aux urgences psychiatrique où l’outillage approprié fait évidemment cruellement défaut, on fit rapidement appel aux spécialistes de l’exercice après avoir dressé un rapide tableau de la situation à leur patron, Scott Broussard.

Deux heures de concentration

Broussard décida d’envoyer sur place sa plus fine lame, le Capitaine Dave Kearley et sa petite équipe surentraînée et lourdement équipée. En moins de deux, les hommes du feu ont élaboré un système de refroidissement par eau afin d’éviter au patient d’être brûlé par les étincelles produites par la scie à métaux, projetées malgré tout, jusqu’à l’autre extrémité de la pièce.

Bien qu’ayant avalé un puissant sédatif – il devait absolument rester conscient d’après les pompiers – le patient n’en menait pas large. Après une demi-heure qui a dû lui paraître l’éternité, le virtuose de service réussit à glisser une mince plaque de métal entre le serre-disque et l’organe du crétin, pour le protéger un tantinet au cas ou la lame de sa scie aurait ripé, annihilant à jamais les rêves de puissance de l’illuminé…

Après deux heures d’une concentration extrême du pompier, le serre-disque a cédé rendant sa liberté à l’organe devenu momentanément imprésentable, même pour un film d’horreur hollywoodien à petit budget…

"Une belle journée"

Le lendemain, dans un communiqué plein d’humour, la Brigade des pompiers de Costa Mesa a indiqué que le pénis en question a été rendu intact à son propriétaire. Le héros du jour, dont la photo est apparue dans tous les journaux de la Cote Ouest, s’est contenté de déclarer en toute modestie : « lorsqu’on parvient à extraire les gens d’un immeuble en feu, lorsqu’on cisaille de la taule à quelques centimètres de la peau des victimes sans les blesser, on se dit que c’est une belle journée ».

Un avis sûrement partagé par l’haltérophile en herbe qui a juré qu’on ne l’y reprendrait plus avant de quitter l’hôpital par une porte dérobée…

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