L'éducation est de moins en moins prioritaire !

Les Nouvelles News. Le 4 Février 2010 par Isabelle Germain

 

La part du Produit intérieur brut (PIB) consacrée à l’éducation est passée de 7,6 % en 1995 à 6,6 % en 2008. Une toute récente noted’information du ministère de l’Education Nationale, passée inaperçue, révèle une courbe en déclin. Et pas question d’expliquer cette baisse par la démographie : la France a connu un mini baby boom au début des années 2000, qui devrait au contraire justifier une augmentation des investissements.

« Celui qui ouvre une porte d’école ferme une prison » disait Victor Hugo. Pendant ce temps, l’Etat vient de faire construire   sept établissements pénitentiaires pour mineurs nous rappelle Nathalie Dollé.

Alors que l’échec scolaire touche 20 % des jeunes,  le mammouth se rabougrit : « En 2008, la France a consacré 129,4 milliards d'euros à son système éducatif, soit un niveau stable en euros constants pour la troisième année consécutive »

Pour trouver dans cette note des comparaisons avec les pays étrangers, Il faut remonter à 2006. Et si, comparativement à ses voisins, la France n’a pas à rougir, elle ne peut pas non plus pavoiser.  En 2006, avec une part des dépenses d’éducation de 5,9 % du PIB, notre pays se situe légèrement au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE (5,7 %), au-dessus de l’Espagne, de l’Italie, de l’Allemagne, des Pays-Bas et du Japon, mais bien au-dessous des États-Unis (7,4 %)  ou de la Suède (6,3 %). D'année en année, la France s'éloigne de ces niveaux. Moins d’éducation, plus de répression ?

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