La situa­tion du sys­tème de santé en Grèce est une « bombe sanitaire »

okeanews, mis en ligne le 26 octobre 2013

Selon le président de l’Union des médecins hospitaliers de Grèce: "Le bord politique naturel de M.Giorgadis [ministre de la santé], c'est l'Aube Dorée."

Le pré­sident de l’Union des méde­cins hos­pi­ta­liers de Grèce (OENGE), Dimitris Varnavas, a qua­li­fié de « bombe sani­taire » la situa­tion de pénu­rie de per­son­nel dans le Système National de Santé (ESY) et dans l’Organisation Nationale des Services de Santé (EOPYY). Lors d’une confé­rence de presse, M.Varnavas a décrit une situa­tion tra­gique en ce qui concerne le sys­tème de santé publique, en rai­sons de l’insuffisance dra­ma­tique de per­son­nel et de maté­riel, et s’en est pris féro­ce­ment au ministre de la santé Adonis Georgiadis.
HopitalKTPAu total, et par com­pa­rai­son avec les orga­ni­sa­tions hos­pi­ta­lières exis­tantes, il manque aujourd’hui plus de 6000 méde­cins, « pro­blème qui est une vraie bombe sani­taire », a-t-il dit.

En outre, il a parlé « d’hémorragie natio­nale », fai­sant réfé­rence à l’émigration mas­sive des jeunes méde­cins à l’étranger. Selon les don­nées qu’il a pré­sen­tées, on estime que plus de 7000 jeunes méde­cins ont quitté la Grèce ces trois der­nières années.

Les pénu­ries dans les hôpitaux

Présentant la situa­tion des hôpi­taux, le pré­sident de l’OENGE a dit qu’à l’hôpital Véria, en rai­son du manque de per­son­nel, on ferme les ser­vices de chi­rur­gie, de gyné­co­lo­gie, et d’orthopédie, à l’Hôpital Katerinis, la cli­nique ortho­pé­dique inter­rompt ses ser­vices, à l’hôpital Magnisias on a fermé la cli­nique de gas­troen­té­ro­lo­gie et d’ophtalmologie et les dépar­te­ments d’oncologie et d’hématologie sont res­tés ouverts avec un seul méde­cin, à Larissa on risque de fer­mer immé­dia­te­ment la cli­nique pédia­trique et gyné­co­lo­gique, tan­dis que la cli­nique de chi­rur­gie vas­cu­laire ne peut plus prendre en charge tous ses ser­vices, à Chalkida, la cli­nique ortho­pé­dique de l’hôpital est res­tée ouverte avec seule­ment 2 méde­cins, aux­quels l’administration de la la 4ème cir­cons­crip­tion régio­nale de santé a imposé un ser­vice de garde de 15 jours chacun.

De graves pénu­ries aussi, selon M.Varnava, existent dans les hôpi­taux et les centres de santé de Larissa, Trikala, Karditsa, Rhodes, Kilkis, Réthymnon Agios Nicolaos, Lemnos, Naxos, Samos, Lesbos, Zakynthos, Corfou, Lefkada, Karytsou, Cythère, Chios, Syros, Leros, Chania, Serres, Florina, Alexandroupolis, Xanthi, Kastoria, Halkidiki, Ptolémaïs, Edessa, Drame, Thèbes, Patmos, Tinos, Kea, Paros, Kos, Skopelos et Ikaria.

Condamnation viru­lente à l’adresse du ministre de la santé

M. Varnavas a condamné avec vio­lence le ministre de la Santé Adonis Georgiadis, en disant que « le bord poli­tique natu­rel de M. Georgiadis , c’est l’Aube Dorée, ses pra­tiques sont sem­blables à celles de Kasidiaris, et son guide est Kostas Plevris. »

A noter que M. Varnavas a envoyé une lettre ouverte au ministre de la santé pour les heures de ser­vice impayées des méde­cins hos­pi­ta­liers, deman­dant à M. Georgiadis « de faire une petite pause dans ses appa­ri­tions télé­vi­sées et de trou­ver une solu­tion légale au pro­blème de la régu­la­ri­sa­tion des ser­vices impayés », aver­tis­sant que « les méde­cins du pays ne conti­nue­ront pas à tra­vailler sans être payés».

Selon le président de l’Union des médecins hospitaliers de Grèce: "Le bord politique naturel de M.Giorgadis [ministre de la santé], c'est l'Aube Dorée."

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