Le combat de citoyens pour que le maire UMP de La Garenne Colombe, ne baptise pas un collège du nom d'un écrivain d'extrême droite.

Source : Blog La Garenne-Colombe le retour de Buzz

Ou le combat de citoyens pour que le maire UMP de La Garenne Colombe, ne baptise pas un collège du nom d'un écrivain d'extrême droite.

 

Cette semaine, le journal Marianne a rendu hommage par sa rubrique "Coup de cœur" à l'un des notres pour un engagement hors du commun. L'hebdomadaire a voulu saluer un homme qui, à 89 ans, était toujours capable de défendre les valeurs de la République, lui qui a pourtant déjà bien donné pour elle.

 

Le sergent Bernard Dargols avait 24 ans quand il a débarqué avec ses copains le 8 juin 1944 sur Omaha Beach sous le feu ennemi. Français engagé dans l'armée américaine en 1942, c'est lui que l'on envoyait en éclaireur questionner les habitants des villages de Normandie avant que les troupes américaines n'y pénètrent en force. Tout seul ou avec un autre GI dans sa Jeep, "La Bastille".

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De juin 1944 à décembre 1945 il s'est battu à St Brieux, à Brest, à Alençon, puis en Belgique à Bastogne et à Gemund. Ensuite à Paris,  Bernard fut chargé de questionner les français désireux de travailler pour l'armée américaine afin de faire en sorte que n'y soient pas employées des recrues trop asservies aux ex-occupants.

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Bernard, avec qui nous avons longuement parlé aujourd'hui, nous demande d'apporter aux garennois et aux lecteurs de ce blog en particulier, quelques précisions.

 

Bernard n'aime pas que l'on parle de lui comme d'un soldat singulier. C'était, comme il ne manque jamais de le préciser qu'un membre d'une équipe de "copains". Une équipe qui a surtout perdu 10.000 frères sur les plages de Normandie.

 

Ensuite, même si c'est tout à fait exact qu'il faisait partie du M.I.S, Military Intelligence Service, jusqu'en 1946, Bernard Dargols n'est pas James Bond, et si tôt démobilisé, il a très vite oublié tout cela pour reprendre une vie d'industriel tout à fait ordinaire.

 

Enfin, contrairement à ce que pourrait laisser entendre le papier d'Anna Topaloff, Bernard n'est évidement pas le seul ou le premier artisan du mouvement qu'il défend maintenant si bien comme "porte-étendard". Il est, par contre l'un des tout premiers à avoir rejoint une équipe dont il est fier de dire qu'elle compte aujourd'hui plus de 2.200 opposants à ce nom de Kleber Haedens qui lui a donné tant de boutons en octobre dernier. Bernard était venu sur ce blog déposer un message disant que s'il avait fait tout cela pendant la guerre ce n'était sûrement pas pour voir glorifier sur un collège quelqu'un (Kleber Haedens) qui mériterait d'être oublié. 

 

Depuis ce simple commentaire, Bernard nous a donné l'envie et la force de faire tout ce qu'il faudrait pour qu'un jour, les garennois, tous les garennois puissent lui dire : Non, GI Dargols ni vous, ni vos copains de l'Indian Head, vous n'avez pas fait tout cela pour rien. La France est fière de compter des gens comme vous et grâce à des gens comme vous, ni Kleber Haedens ni l'idéologie qu'il représente ne sont gravés ou ne seront gravés sur le fronton d'une école.

 

Bernard Dargols est ce monsieur qui, le jour de la manifestation devant le futur collège, était venu dire à Jean d'Ormesson : "que ce collège porte votre nom". Voir le reportage de France 3

Personne ne l'a entendu. Aujourd'hui une journaliste lui fait dire qu'il propose Jacques Tati. Mais Bernard ne veut rien dire d'autre que ceci : de grâce ne donnez pas en exemple à des collégiens un de ces journalistes fascistes et antisémites d'avant guerre qui ont fait tant de mal.

 

Puisse-t-il être entendu, enfin.

 

PhilBert

 

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