Le Lot en Action Stop ou Encore ?

Le Lot en Action. 4 mai 2010

Le prochain numéro du Lot en Action sera dans les kiosques dès jeudi. Vous trouverez ci-dessous l'édito ainsi que le coup de gueule (page 2).

Edito

Ca y est ! Le Lot en Action augmente ! Nous avons vidé nos poches et aujourd’hui, les finances nous obligent à réagir. En passant à 2,20 euros, si le nombre d’exemplaires vendus se maintient, nous devrions arriver à l’équilibre. Au moment même où Siné Hebdo, ainsi que le bimensuel Le Plan B disparaissent (voir article page 15), le constat est amer. Si tout le monde (ou presque !) reconnait le besoin d’une presse indépendante, dit la soutenir, les ventes stagnent, voire régressent. Et en ce qui concerne notre journal, nous ne parlons que de pouvoir payer l’imprimeur, puisque tout le reste est du bénévolat... Alors, après 8 mois d’existence, constater que les deux seuls élus qui soient abonnés dans le département sont... Destic le Magnifique à Saint-Céré et un élu de Figeac, rend la pilule un tantinet amère. Songez qu’il leur suffit, par exemple pour les conseillers généraux, de demander un abonnement au service presse du Conseil Général, et ils reçoivent leur abonnement gratuitement. Aucun syndicat n’est abonné, ni bibliothèque, ni médiathèque. Quand aux communes, seule celle de Souillac a pris un abonnement. Un peu d’amertume donc de devoir augmenter le prix de vente du Lot en Action, puisque nous voulions rester en dessous de la barre des 10 francs, 1€50. Mais cela n’entame en rien notre motivation, bien au contraire. Les nombreux témoignages que nous recevons, les militants qui pointent le bout de leur nez pour défendre ce qu’ils estiment être indispensable, nous aider à distribuer ce journal, à le faire connaitre, nous donne du cœur à l’ouvrage. Plusieurs personnes dans l’Aveyron, lectrices du LEA, en font la promotion et trouvent même des points de vente. Dans l’Aveyron !  Et nous ne sommes pas loin d’y arriver à cet équilibre financier.  Un grand merci donc à tous ceux qui nous soutiennent. Ne lâchez surtout pas prise. Nous gardons le cap, le rythme de parution et avons en ligne de mire la rentrée. Nous marquerons probablement une pause estivale par l’édition d’un numéro spécial, qui couvrira la saison d’été.

 

Coup de gueule

NOUS SOMMES TOUS DES GRECS !

Le constat est amer et le couperet vient de tomber. Et nous aussi, éditeurs du Lot en action, n’échappons  pas à la règle. Et pourtant, ce n’est pas faute d’y avoir cru. Comme la chèvre de Monsieur Seguin, nous batifolions sur les hauteurs où poussent  l’herbe verte, la sarriette et le serpolet. Nous pensions, candides et crédules, que notre enthousiasme, notre volubilité, la légèreté de notre plume, néanmoins trempée dans une encre corrosive, notre investigation scrupuleuse, notre soif de justice sociale, suffiraient amplement à convaincre et rallier à notre cause un large public, en demande des mêmes valeurs que nous voulions promulguer au fil de nos colonnes, doriennes, cela va sans dire, pour reprendre notre introduction. C’est la raison pour laquelle, nous n’avions pas pris le temps, dans notre insouciante innocence, de nous occuper plus sérieusement de l’aspect bassement financier de notre exaltante entreprise. Notre philanthropie nous poussa même à proposer un prix de vente singulièrement peu élevé, au regard des efforts fournis, sans que l’idée d’un quelconque lucre, bénéfice aussi minime soit il, nous effleure l’esprit, car comme chacun sait, quand on aime, on ne compte pas ! De surcroît, nous avions quelques économies, l’été avait été chaud, l’automne était plaisant, l’avenir semblait radieux, nous avions confiance, comme les Grecs !
 Mais le loup rôdait et il rôde toujours ! En un mot comme en cent, pour parler cash, comme on dit maintenant, le flouze s’est envolé, la maille s’en est allée, le blé s’est volatilisé, bref les caisses sont vides. Les experts du FMI, qui se sont penchés à notre chevet, sont formels. Il faut, dans un premier temps, augmenter MASSIVEMENT le prix de vente, afin d’équilibrer en urgence les comptes et de pouvoir payer celui sans qui vous ne pourriez pas lire ces lignes : L’Imprimeur (nous vous rappelons, au passage, que toutes les personnes qui participent à l’élaboration du journal sont entièrement BENEVOLES. Quand on connait le talent de certains, on se dit qu’ils sont bien idéalistes et fidèles, car cela fait longtemps que Paris Match ou l’Equipe ont tenté de les débaucher). Avant de poursuivre, nous aimerions remercier chaleureusement tous ceux et toutes celles qui nous ont soutenu jusqu’à maintenant et ont régulièrement fait l’effort d’acheter notre parution. Mais ce qui va suivre risque de créer un gros choc. Donc asseyez  vous dans le fauteuil, respirez par le nez, servez vous un double scotch et préparez vous à recevoir le tsunami en pleine face. Oui nous le savons, votre budget vacances à la neige va en prendre un sacré coup. Il va falloir vous serrer la ceinture, comme les Grecs ! Nous avons décidé de passer le prix de vente du journal à 2,20 €, au lieu de 1,50.  0,70€ d’augmentation par numéro, soit  1,40 par mois...  Voilà c’est dit. Maintenant,  on attend que la poussière retombe et les premiers rapports des équipes de secours. Pour les anciens, cela représente 2 croissants par mois ou 1 SMS à la Nouvelle Star. Pour les nouveaux, c’est un demi pression tous les 15 jours. C’est dur, très dur, mais nous avons mis en place une cellule psychologique pour les plus fragiles.                                                                                                                                                     

2ème solution préconisée par nos experts : augmenter le nombre d’exemplaires vendus. Encore une fois, fidèles amis lecteurs, nous vous sollicitons. La 2ème lame arrive, avant que le poil ne se rétracte… Quand vous achetez le journal, pourquoi ne pas en prendre un autre pour l’offrir à la concierge qui s’occupe de vos chats, à l’institutrice de vos enfants, à vos amis qui vous invitent à manger… Les fleurs, c’est dépassé et puis ça salit tout. La bouteille de vieux Cahors, c’est démodé et puis, à cause des contrôles, on ne peut plus picoler. Les gâteaux ça fait grossir. Par contre, un bon LEA fraîchement imprimé qui sent encore l’encre, rempli d’indiscrétions croustillantes, ça c’est original !  Petit message à certains clients d’estaminets, où notre journal est gracieusement mis à leur disposition : tout en buvant votre demi ou votre pastis, vous consultez librement notre journal et vous en faîtes vos choux gras. Mais si vous voulez que cela dure, ACHETEZ- le !   On vous l’a dit : 2,20 €. ,1 malheureux petit demi en moins. Cela fera du bien à votre couperose.                       

Pour finir, supplique à nos édiles locaux, responsables politiques et syndicaux qui n’arrêtent pas de s’indigner sur les politiques libérales d’un gouvernement réactionnaire et qui se plaignent de n’être jamais informés en temps voulu. A votre avis, qu’est ce donc que l’on dénonce au fil de nos pages ? Donc,  ABONNEZ-vous au LEA, et en plus pour vous, c’est GRATUIT, pris en charge par la communauté. Vous saurez tout avant tout le monde. Ah bien sûr, il faut consentir à vous faire écornifler le coin du museau, mais seulement si vous avez fait de grosses bêtises…


Voilà mesdames et messieurs, vous savez tout. Ainsi, nous avons besoin de votre compréhension et de votre indéfectible soutien pour que nous puissions continuer cette belle aventure commune. Nous vous souhaitons une bonne lecture et croyons vivement qu’il y en aura encore beaucoup d’autres.

Commentaires

  • Caïus Crassus
    • 1. Caïus Crassus Le 06/05/2010
    Mais c'est qu'elle a pas sa langue dans sa poche la Miss Natur'elle!! Naturelle et vulgaire, comme on les aime!! Bien gouailleuse,bien baveuse! T'as raison ma poule, ils l'a prendront pas ta tune.Qu'ils aillent se faire voir,mais pas chez les Grecs, parce qu'en ce moment ça craint!!
  •  david carabine
    • 2. david carabine Le 06/05/2010
    Bien vu Monsieur Philippe! Mais la réalité est ainsi faite. Surtout à notre époque: Vous vous rendez compte! Un homme politique local qui perd ses soutiens financiers et par voie de conséquences son mandat, mais il est obligé de retourner bosser, d'autant que bobonne s'était habituée à un certain train de vie... Paris Match ou Le Chasseur Français, ça ce sont des valeurs sûres. Cuisine et vins de France, la Maison de Marie Claire, c'est pas mal non plus. Simple, pratique, ludique et toujours de bons conseils. Dormez,dormez braves gens, on veille sur vous...
  • natur'elle
    • 3. natur'elle Le 04/05/2010
    j'aime... "au lieu de vous apporter des bonbons;.. j'vous apporte le lot en action"!!!!! bon courage les amis citoyens...pas encore demandé de me faire payer....lol...je ne mange ni croissant ni envoi de sms nouvelle star, ni même ne bois un demi au bistrot... allez vous faire voir! ;-))))
    d'ailleurs mes caisses sont dans le même ETAT. y'a d'un côté les caisses vides.... de l'autre: les caisses noires...LEA, un journal qui a des "couilles", LEA un journal côté en BOURSE, c'est ça le paradoxe fiscal! bises européennes.
  • philippe H
    • 4. philippe H Le 04/05/2010
    "responsables politiques et syndicaux "
    il serait grand tant de comprendre que tous professionnels n'ont aucun interet a vouloir changer quoique se soit de peur de perdre leurs fonctions

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