Le malaise vagal amène-t-il à l’examen rectal ?

Agoravox. 27 juillet 2009 par Barbouse

Ce dimanche 26 juillet, le boss du gang des képis, tout de jogging vêtu, après 45 mn de cavalcades dans le quartier de La Lanterne, a finalement été attrapé, malgré la tentative d’aide en moto apportée par sa dernière femme connue.

Le teigneux du gang des petits comme le surnomme ses rivaux, a été, selon la version officielle frappé d’un malaise vagal avant son incarcération provisoire à l’hôpital du val-de-grâce.

 Mais nul ne doute que déjà la rumeur d’une énième violence policière circule dans tout Paris. Juste après son « malaise » il a été si promptement embarqué par les forces de l’ordre que, n’en doutant pas, elles avaient déjà un œil sur lui.

Ce dangereux jogger, déjà connu par les services pour ses tics nerveux et ses sautes d’humeurs que l’on compare à ceux d’un ancien cocaïnomane, mène grand train depuis deux ans, au vu et au su de tous. Voiture de luxe, hôtel grand standing, restaurant les plus chics, tout semblait sourire a monsieur « avec ton fric tout m’est possible », jusqu’à ce que les services financiers, et notamment la cour des comptes, remarquent la magouille.

On devine la suite : planque, écoute de discours, surveillance étroite, garde rapprochée et enfin ce dimanche, ils lui ont mis la main dessus au bout d’une longue course poursuite à pied dans un quartier qu’il connait tant il y louvoie souvent pour éviter ses habituels poursuivants paparazzi. Mais la course, longue au point d’engendrer un « malaise vagal », ce qui en jargon du métier veux dire qu’un groupe d’interpellation l’a éteint lorsqu’il a tourné à La Lanterne avec une gomme à effacer le sourire, communément appelé matraque.

Néanmoins la dernière femme connue du quinquagénaire en basket de djeun’s étant présente et témoin crédible, les papiers de la moto étant en règle, il a fallu l’emmener à l’hôpital le plus proche pour suivre la procédure, ou couvrir la bavure selon l’idée que l’on se fait de cette arrestation. Celui du val-de-grâce a été le plus indiqué.

Rapidement embarqué par hélicoptères jusqu’aux bon soins de médecins militaires, connus pour leur savoir garder le silence et leur goût pour les examens de santé viril, monsieur « tu vas travailler plus pour que je gagne plus », qui comme on le murmure avec crainte, te ferait d’une hémiplégique une gagneuse en politique, y est arrivé sain et sauf.

Sur place, ayant recouvert ses esprits, après le malaise que de nombreux bigots considèrent déjà comme une « petite claque » de Dieu, façon de lui rappeler qui est le vrai boss même quand il est entouré de portes flingues et qu’il n’est qu’un homme à limites, il a subi de nombreux examens attestant que son état de santé, permettait, après une nuit de haute surveillance policière, de le renvoyer pour être interrogé par les enquêteurs.

Une information non fiable, issue de la célèbre « bande des mauvaises langues », indique qu’après les examens d’usage, le teigneux a râlé vers un médecin qui en réaction lui a tendu une compresse en disant « ah bah tiens, soigne toi pauvre con », avant de laisser l’officier charger de vérifier si même nu il ne cachait pas, vue la qualité de ses fessiers très entrainés, un cellulaire, un stylo a double fond, où tout autre objet interdit en détention. Il procéda donc à l’examen rectal de rigueur dans cette situation.

Pendant ce temps, le gang des Hauts-de-Seine après l’arrestation de son parrain, ameutant ses troupes en jouant des muscles de son réseaux pour un travail du dimanche pas encore légalisé selon leurs souhaits, a permis de trouver avant la fin de journée comment le remettre en liberté surveillée dès lundi matin.

Dès aujourd’hui il est donc libre mais se sachant surveillé il sera encore plus entouré et d’aucuns pensent déjà qu’il sera encore plus difficile de l’arrêter la prochaine fois, même pendant le footing qu’il fera sans doute prochainement devant des objectifs pour narguer les policiers qui n’arrivent jamais à le rattraper à pied tout en exhibant le retour de sa plus tout à fait indéfectible vitalité.

Néanmoins les bruits de couloirs tirent déjà la leçon de l’alerte, et nombreux sont déjà les membres du gang des képis qui se sentent prendre la place du boss tel des scouts toujours prêts, en espérant lui faire comprendre prochainement que tout repose trop sur lui, qu’il faut qu’il se ménage, qu’il lui faut une alternative crédible dans son camp, qu’il est LE César, mais qu’il doit penser à faire de la place à Brutus...

De son coté, le gang du « grand complot est partout » prétend que comparé à Berlusconi dont l’essentiel du dernier scandale est d’essayer de faire croire à son âge qu’il a encore la forme pour tenir toute la nuit en galante jeune compagnie, ( donc il est malade ), le coup du malaise vagal pour donner l’impression qu’on se tue au stress du business avant d’afficher les bilans est petit joueur pour se faire pardonner ses erreurs ( donc le bilan est pire que les prévisions...).

En conclusion, le gang des mauvaises langues ajoute dans sa dépêche du soiffard bistrot, « on a eu le petit pas pour l’homme le grand pas pour l’humanité, là on a la petite foulée pour l’homme et le grand malaise pour occuper la télé toute la journée... »

Amicalement, Barbouse, grand reporter au soiffard bistrot d’à côté.

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