Le secret défense sera levé pour Tibéhirine et Karachi

Le Point. 10 juillet 1009 par Nicole Dupont

Le secret défense sera levé pour Tibéhirine et Karachi

Le président Nicolas Sarkozy a réaffirmé que le secret défense serait levé dans l'affaire des sept moines français tués en Algérie en 1996, ajoutant qu'il en serait de même pour l'affaire de l'attentat de Karachi (photo), au Pakistan, dans lequel 11 Français ont été tués en 2002. /Photo prise le 8 mai 2002/REUTERS/Asif Ali

Le secret défense sera levé dans l'affaire des sept moines français tués en Algérie en 1996, a réaffirmé jeudi le président Nicolas Sarkozy, ajoutant qu'il en serait de même pour l'affaire de l'attentat de Karachi, au Pakistan, dans lequel 11 Français ont été tués en 2002.

Le président français a souligné que, dans l'affaire des moines de Tibéhirine, qui selon certaines sources pourraient avoir été victimes d'une bavure de l'armée algérienne, il n'accusait personne.

"La justice est saisie, que la justice dise la vérité. Moi je m'en tiens quand même au communiqué (...) du GIA en 1996, revendiquant l'assassinat des moines. Je n'ai accusé personne, je veux que la vérité soit faite. Il n'y aura pas de secret défense", a dit le chef de l'Etat, en marge du sommet du G8, à L'Aquila, en Italie.

Les autorités algériennes ont toujours désigné le groupe islamique armé (GIA) comme responsable du crime.

Le général François Buchwalter, attaché militaire à l'ambassade de France en Algérie en 1996, a déclaré le 25 juin dernier à un juge que, selon ses informations, les moines de Tibéhirine n'avaient pas été tués par des islamistes mais par l'armée algérienne, lors de l'assaut d'un bivouac des insurgés.

Nicolas Sarkozy a par ailleurs dit qu'il n'y aurait pas non plus de secret défense pour l'attentat de Karachi.

D'abord attribué à des islamistes, cet attentat qui a tué 14 personnes, dont 11 Français employés par la Direction des constructions navales (DCN), pourrait être lié à l'arrêt de commissions lors de la vente de sous-marins au Pakistan.

Les juges d'instruction chargés de l'affaire ont dit privilégier désormais cette piste, qualifiée le mois dernier de "fable" par Nicolas Sarkozy qui était ministre du Budget au moment des faits, entre 1993 et 1995.

La ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, avait déclaré dimanche ne voir "aucun inconvénient" à la levée du secret défense dans l'affaire de l'attentat de Karachi.

 

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