Les insectes cyborgs ont des fourmis dans les pattes

Les mots ont un sens. 8 octobre 2009 par

Dans le cadre d'un projet financé par le Pentagone, des scientifiques ont réussi à télécommander un coléoptère muni d'implants électroniques. Pas un robot bricolé, mais un insecte cyborg... pas piqué des hannetons.

Les insectes cyborg attaquent

Une équipe de chercheurs de l'Université de Berkeley (Californie) a récemment annoncé qu'elle avait réussi à implanter des électrodes miniatures sur un coléoptère, lui permettant de contrôler ses mouvements et d'orienter son vol. "L'envol, l'atterrissage et le contrôle d'altitude ont été accomplis grâce à la stimulation neuronale du cerveau qui a suscité, supprimé ou modulé les oscillations des ailes [...] Les virages ont été déclenchés par stimulation musculaire directe" ont déclaré les scientifiques dans la revue "Frontiers in Integrative Neuroscience".

De quoi donner le cafard à Brigitte Bardot...

Mais la nouvelle excitera sans aucun doute les amateurs de matériel militaire high-tech. Car, le programme est financé par une agence du Pentagone, la DARPA, dans le cadre d'un projet plus vaste de prise de contrôle des insectes, appelé HI-MEMS (Hybrid Insect Micro-Electro-Mechanical Systems). L'avantage des insectes vivants est qu'ils savent déjà décoller, voler, et atterrir. La difficulté réside dans la miniaturisation des appareils qu'ils sont en mesure de transporter (moins de 5g). L'objectif final du programme HI-MEMS est  de faire voler un insecte sur 100 mètres, le poser dans un rayon prédéfini de 5 mètres et qu'à l'arrivée, le volatile reste sagement en place.

"Il y a deux façons d'enculer les mouches : avec ou sans leur consentement" disait Boris Vian. Les militaires du Pentagone ont choisi la seconde, quitte à y perdre un peu de karma...

Il semblerait d'ailleurs que la Maison Blanche ait lancé un contre-programme. Nom de code : Obama.

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