Les sorcières de Tarnac...or is Julien Coupat floats ? (Agoravox)

Dans un article de Médiapart, Edwy Plenel nous fait remarquer que « l’affaire Coupat » nous concerne tous, et que bien au delà du débat sur l’engagement, la question de la défense des libertés doit se poser en premier lieu. Cette liberté de vivre autrement, cette liberté d’être autre. Après plus de six mois d’enquête, nous en savons autant que le seigneur qui rend la justice dans « Sacré Graal ». Et nous allons donc essayer de suivre la même démarche : Si Julien Coupat flotte, c’est qu’il est fait de bois, et s’il est fait de bois, c’est qu’il est aussi léger qu’un canard, et qu’est ce qui est aussi léger qu’un canard ? Un livre...qui finalement semble peser très lourd dans ce dossier bien léger.

Selon Médiapart :
"La principale pièce à charge y reste un livre, L’Insurrection qui vient, dont l’éditeur, Eric Hazan, a récemment été entendu par les policiers de l’anti-terrorisme. Mediapart a jusqu’ici factuellement montré les failles de l’enquête et les faiblesses de l’accusation. Le temps nous semble maintenant venu d’expliquer pourquoi l’affaire Coupat n’est pas marginale, mais essentielle. Et pourquoi le sort de ces jeunes, dont on peut évidemment ne pas partager les engagements, devrait mobiliser tous les défenseurs des libertés fondamentales, sans distinction ni restriction."
 
Mais "Ce ne sont pas les journaux qui rendent la justice dans notre pays", a commenté la ministre au micro de France-Inter. La ministre était invitée à réagir à la publication d’articles dans Charlie Hebdo, Le Monde et Libération critiquant la faiblesse supposée des charges retenues contre les accusés de Tarnac, soupçonnés d’être impliqués dans les dégradations contre les lignes SNCF, notamment Julien Coupat, toujours incarcéré.
 
La dernière avancée de l’enquête :
 
Une sorcière à Paris ?
 
Sur commission rogatoire, le juge Fragnolli a, mardi dernier, fait interpeller une femme de 36 ans par les policiers de la sous-direction antiterroriste (SDAT) dans le cadre de l’enquête sur des sabotages de lignes TGV commis en novembre 2008, selon des sources proches de l’enquête, selon Le Monde.
 
Est ce que le juge va auditionner le sorcier joueur d’échec ?
 
Paul Kohler, ancien secrétaire de la Fédération genevoise d’échec était parti à Tarnac ouvrir une petit épicerie.
 
Biennois d’origine, Paul a pendant bien des années élu domicile à Genève. Il était connu dans le petit monde des échecs. Il a été secrétaire de la Fédération genevoise pendant deux ans, jusqu’en 2006. « Un bon joueur de club, 1800 à 1900 points au classement ELO », confirme Philippe Martin, l’actuel président de la fédération, qui l’a côtoyé durant ces années. « Mais je ne peux pas croire qu’il a pu participer à des actes de sabotage sur les lignes TGV ! Non, Paul était sans aucun doute en marge de la société, il habitait dans un squat, je crois. Il avait des idées bien à gauche, mais quand même ! Il avait d’ailleurs monté un club d’échecs dans un squat. Là, il était très positif, constructif socialement. »

Rien la sorcière allemande...
 
 
Dans cette enquête qui nous fait faire le tour d’un monde en proie au terrorisme, entre la frontière du Canada et des Etats-Unis, des clés perdues en Grèce, une corde attachée à une barrière à Vichy, les rails du TGV et une épicerie de Tarnac, il semble bien difficile de faire tenir les pièces de ce puzzle...en bois d’arbre...
 
 
Même Tracfin ne trouve rien à dire :
Le brigadier Lilian L., de l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), n’a pas ménagé sa peine. Durant huit mois, du 12 décembre 2005 au 16 octobre 2006, ce policier a enquêté sur l’acquisition, en 2005, à Tarnac (Corrèze) de la ferme du Goutailloux pour 210.000 euros par un groupe de jeunes soupçonnés de « blanchiment d’activités criminelles et frauduleuses » après le signalement de Tracfin, la cellule antiblanchiment de Bercy. Il s’attelle au travail et rédige 30 procès-verbaux, aujourd’hui versés au dossier de l’instruction sur les neuf mis en examen pour participation à une entreprise terroriste.
Du côté de Ménilmontant (...mais oui Madame !) , on apprend que la justice, par la voix de Gérard Gachet, porte parole du Ministère de l’Intérieur, accordait une interview exclusive à Fabrice Bidault et José Sousa, pour France 3 Limousin, à visionner ici (5 min.45). D’où l’on retenait essentiellement que la ministre de l’Intérieur n’était pas responsable de la qualification des faits en actes de terrorisme… La justice est indépendante, soit. Mais la police antiterroriste était saisie et la ministre de l’Intérieur, dès le 11 novembre, parlait d’« ultra-gauche » et de « terrorisme ». Les médias, dans leur ensemble, suivaient. L’équipe de France 3 Limousin a aussi profité de son séjour à Paris pour réaliser un entretien avec Me Irène Terrel, l’avocate de Julien Coupat (durée : 4min.44).
 
 
Est-il donc réellement nécessaire pour la justice de se cacher derrière un faux nez en matière de terrorisme ?
 
Et si les preuves de la culpabilité de Julien Coupat ne pèsent pas plus qu’un livre, c’est qu’elles sont en bois...
 
WITCH :  I’m not a witch.  I’m not a witch.
BEDEMIR : But you are dressed as one.
WITCH : They dressed me up like this.
CROWD : No, we didn’t... no.
WITCH : And this isn’t my nose, it’s a false one.
BEDEMIR : Well ?
VILLAGER #1 : Well, we did do the nose.
BEDEMIR : The nose ?
VILLAGER #1 : And the hat — but she is a witch !
CROWD : Burn her ! Witch ! Witch ! Burn her !
BEDEMIR : Did you dress her up like this ?
CROWD : No, no... no ... yes. Yes, yes, a bit, a bit.
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