Les syndicats annoncent deux nouvelles journées d'action avant l'été

LEMONDE.FR | 04.05.09 | 22h10  •  Mis à jour le 04.05.09 | 22h31

Les huit syndicats français – CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, UNSA –, réunis lundi soir 4 mai en intersyndicale, ont décidé d'organiser deux nouvelles journées de mobilisation le mardi 26 mai et le samedi 13 juin.

La réunion, qui se déroule au siège de la CFTC, a également établi la forme que prendront ces deux journées d'action. Le 26 mai sera "une journée de mobilisation décentralisée dans les modalités diverses en fonction des réalités locales et visant à la participation du plus grand nombre", indique un communiqué lu à la presse à l'issue de la réunion. Le 13 juin donnera lieu "à une grande journée de manifestations dans toute la France".

Les représentants des huit organisations syndicales veulent, avec ces mobilisations, continuer d'afficher leur unité et leur détermination face à un gouvernement qu'ils jugent inflexible. Ils ont dû pour cela tirer les leçons de leurs précédentes initiatives.

Les défilés du 1er Mai, organisés unitairement pour la première fois depuis la Libération, ont réuni entre 456 000 et 1,2 million de personnes, plus que lors des précédentes Fêtes du travail, mais moins que lors des journées du 19 mars (entre 1,2 et 3 millions) et du 29 janvier (entre 1,08 et 2,5 millions).

Et le gouvernement, qui y a vu un signe d'"usure des journées nationales d'action à répétition", selon les mots du conseiller social de l'Elysée, Raymond Soubie, a saisi l'occasion pour réaffirmer qu'il n'entendait pas changer sa politique. Le ministre du travail, Brice Hortefeux, a assuré  qu'il fera "à l'été, avec les partenaires sociaux, l'évaluation des mesures prises".

DIVERGENCES

Dès ce week-end, l'ensemble des syndicats avaient affirmé qu'ils n'entendaient pas attendre l'été les bras croisés. "Les choses continueront", assurait vendredi soir le leader de la CFDT, François Chérèque.

Mais les représentants syndicaux ont dû à nouveau confronter leurs visions divergentes sur la stratégie à adopter et jongler avec un calendrier chargé. L'intersyndicale, lancée fin 2008 autour d'une plate-forme commune de revendications, réunit en effet des sensibilités différentes.
L'union syndicale Solidaires – dont font partie les syndicats SUD – et la FSU n'ont jamais caché leur préférence pour un appel national à la grève, que ne souhaitaient pas la CFDT, la CFE-CGC, l'UNSA, ni même la CGT.

FO s'était également prononcée pour une journée interprofessionnelle de grève. "Si ça ne bouge pas avec des manifestations, on dit que l'ensemble des syndicats devrait appeler à 24 heures de grève", avait répété lundi midi son dirigeant, Jean-Claude Mailly. La CFTC souhaitait, elle, une journée d'action fondée sur "la gratuité", par exemple dans les transports.

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