Lot : pollution à la créosote. La SNCF mise en cause Le chemin des traverses

Le Lot en Action. 25 novembre 2009 par Bluboux (article paru dans le mag n°5)

Les traverses de chemin de fer, c’est solide et ça ne pourrit pas. Vous avez tous vu des bordures dans les jardins ou les potagers, pour faire des marches, des poutres, en guise de linteaux de porte ou de cheminée faits avec ces fameuses traverses. Forcément, ça n’est pas cher et c’est souvent de la récupération. Le problème c’est que depuis le 2 juin 2003, un arrêté interdit la vente et l’usage de ces traverses pour les particuliers. Tiens donc, et pourquoi ?  Encore un truc pour nous faire consommer davantage et soutenir la filière bois ? Pas du tout, c’est du sérieux : les traverses sont traitées, depuis des générations, avec de la créosote, produit dangereux et cancérigène. Cet arrêté est une mesure de santé publique, seulement très peu de communication a été faite sur ce sujet, et force est de constater que la majorité des citoyens n’est pas au courant.
Le site exploité par la SNCF à Biars-Bretenoux depuis plus d’un siècle, est spécialisé dans le traitement des traverses de chemin de fer. Pour avoir une longévité acceptable, les traverses en bois doivent être traitées avec de la créosote.  Ce produit chimique extrêmement toxique est chauffé pour pouvoir imprégner le bois.
Depuis des générations, les traverses de France et de Navarre sont passées par Biars (et pour la petite histoire, la quasi-totalité de ces traverses sont transportées par camion !), ont été stockées en extérieur, laissant la pluie entraîner la créosote qui contamine la Dordogne, la Cère et les nappes phréatiques, et les cheminées rejettent des produits toxiques dans l’atmosphère. Génial !
Dès que nous avons eu ces informations, nous avons décidé d’enquêter sur cette affaire. Première démarche, les classements obligatoires des sites industriels dont les informations sont publiques. Nous  nous sommes procuré la fiche BASOL concernant Biars (Base de données sur les sites et sols pollués ou potentiellement pollués appelant une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif). Les premières informations sont édifiantes :
« Les activités exercées sur le site, notamment celles liées à l'utilisation de créosote, étant susceptibles d'avoir été à l'origine d'une pollution éventuelle du sol, sur rapport et avis de la DRIRE Midi-Pyrénées du 24 août 2001, ayant reçu l'avis favorable à l'unanimité du conseil départemental d'hygiène dans sa séance du 27 septembre 2001, un arrêté préfectoral complémentaire du 2 octobre 2001 a prescrit à l'exploitant de réaliser un diagnostic initial et une évaluation simplifiée des risques sur ce site dans un délai de six mois »

Le « étant susceptible d’avoir été à l’origine d’une pollution éventuelle du sol » fait sourire jaune… Cela fait plus d’un siècle que la SNCF exploite ce site. En 2001 on apprend que les produits et les méthodes utilisées sont catastrophiques pour l’environnement et les populations environnantes.
La DRIRE a imposé à la SNCF de mettre en place des systèmes de mesure et de contrôle (notamment puits et piézomètres), et que les premières mesures, relevées en avril 2003, ont démontré des dépassements significatifs des normes légales.  Sic ! Deux ans après il y a toujours une pollution sur ce site. Selon les dernières informations figurant sur ce document officiel, datant de 2004, les dernières mesures démontreraient que les normes sont rentrées dans les clous.

Contacté par téléphone, Benjamin HUTEAU (chef du service régional de l'environnement industriel à la DRIRE), nous a confirmé que l’établissement de Biars faisait bien l’objet d’un suivi particulier. Si la fiche BASOL n’est pas à jour (il n’y figure aucune inscription depuis le 23 mars 2004), c’est uniquement parce que la DRIRE manque cruellement de moyens humains. A l’image des inspecteurs du travail ou bien encore des inspecteurs de la répression des fraudes, la République est équipée de services en charge de faire appliquer la loi auprès des entreprises, avec du personnel compétent et motivé, mais malheureusement trop peu nombreux. On se demande bien pourquoi !
Monsieur Huteau nous a donc appris que deux arrêtés importants ont été pris à l’encontre de la SNCF, en date du 03 août 2008 et du 10 février 2009. Ce dernier met notamment en demeure la SNCF, de mettre en place des mesures pour supprimer le rejet dans l’atmosphère des dérivés de la créosote, en particulier le naphtalène, et ce sous 6 mois. A la remarque du délai, déjà dépassé, Monsieur Huteau nous a expliqué que la SNCF venait de provisionner un budget de 5 millions d’euros pour effectuer les travaux qui permettront de se conformer à la mise en demeure ; « Vous savez, c’est une grosse machine, il y a de l’inertie ».
Trois constatations à la suite de cet arrêté préfectoral :
•    L’état reconnaît que la SNCF rejette dans l’atmosphère des substances reconnues dangereuses pour la santé publique, et ce depuis des générations…
•    La SNCF, malgré les nombreuses plaintes des riverains, a donc toujours menti sur la nocivité des émanations s’échappant du site (cheminée et évaporations)
•    A ce jour les travaux de mise en conformité ne sont pas commencés


En effectuant des recherches approfondies sur internet, nous avons pris connaissance du rapport rédigé par l’association Robin des Bois, en 2003 et 2007. Ce rapport concerne le scandale des bois traités par créosotage et dénonce les dérives du commerce de ce qui est classé par la loi comme «déchet dangereux ». De nombreuses traverses sont encore vendues par des grossistes. La SNCF est citée, précisément en ce qui concerne le site de Biars :
«En retirant des voies ferrées environ 1 300 000 traverses en bois imprégnées de créosote, la SNCF produit annuellement 100 000 tonnes de déchets dangereux, parmi lesquelles de l’ordre de 10 000 tonnes, après avoir été transformées en charbon de bois par la Société SIDENERGIE, finissent leur carrière dans les barbecues. Ce produit est fabriqué sous couvert d’une autorisation du ministère de la Santé plus que théorique au regard d’un processus industriel, et, par ailleurs, en contravention avec les restrictions de mise sur le marché précisées à l’arrêté du 2 juin 2003, d’une part et, d’autre part, avec la norme européenne NF EN 1860-2 de juin 2005 sur le charbon de bois. Il est commercialisé dans la plus totale opacité, en contravention avec le règlement 1935/2004 du parlement européen et du conseil du 27 octobre 2004 concernant les matériaux et objets destinés à entrer en contact avec des denrées alimentaires. Cette opacité a été clairement confirmée par le contenu des informations recueillies avec parcimonie auprès des hypermarchés LECLERC qui ont reconnu, d’une part, avoir commercialisé le charbon de bois de SIDENERGIE sans marque (« No Name ») et avoir « déréférencé » le produit en 2006 sans vouloir préciser leurs motivations. De plus, pour cette transformation, la SNCF, au dessus des lois, n’émet pas les bordereaux de suivi de déchets dangereux impérativement exigés.»



L’étape suivante a été de contacter la SNCF bien sûr. Nous avons joint  monsieur Colin, directeur du site SNCF de Biars, et lui avons expliqué que nous préparions un article sur les activités du site et les impacts sur l’environnement.
La première question concernait  sur ce que la SNCF a prévu de faire pour mettre fin à la dispersion de produits toxiques dans l’atmosphère. Manifestement très embarrassé, le Directeur nous a répondu que les études étaient en cours, que les budgets étaient importants et que ce type de travaux demandait du temps.  A l’évocation  des 5 millions d’euros, la réponse fut « je ne peux communiquer sur ce sujet. Mais je peux vous dire que nous avons fait la demande de certification ISO 14.001 ce qui démontre clairement la volonté de la SNCF de se mettre aux normes ».  A l’évocation des produits chimiques rejetés dans l’atmosphère depuis des années, situation qui perdure le temps des études et de la prise de décision : « je ne peux communiquer sur ce sujet ».
Vient ensuite le décret de 2003 et le rapport de l’association Robin des Bois. La SNCF continue t-elle à vendre des traverses pour la transformation en charbon de bois, à la société Sidénergie à Laval de Cère ?  « Ce que fait la société Sidénergie ne nous regarde pas » déclare monsieur Colin.
Pourtant, la loi classe les traverses usagées, créosotées, comme déchet dangereux et impose donc un suivi  précis : « je ne peux communiquer sur ce sujet, c’est en dehors de mon champ de compétences »
Les milliers de traverses usagées stockées à l’extérieur de l’enceinte depuis des semaines, sans aucune protection, exposées à la pluie qui entraîne les produits chimiques dans la Cére, la Dordogne et, par infiltration, dans la nappe phréatique, est-ce de votre domaine de compétence ? « Heu, c'est-à-dire, heu, vous abordez là une question de fond. Pouvez-vous me transmettre vos questions par écrit s’il vous plaît » Ce qui a immédiatement été fait (voir le dossier sur le site, dans lequel figure le mail envoyé à monsieur Colin). Le lendemain, nous avons reçu l’appel de monsieur Thierry Merlaud, coordonnateur régional Environnement de la SNCF (Limoges). Si l’entretien fût courtois (nous avions précisé qu’il ne s’agissait pas de faire un article à charge), notre interlocuteur, plus loquace que le directeur du site de Biars, était tout aussi embarrassé. De cet entretien, il ressort qu’en ce qui concerne le stock de traverses à l’extérieur de l’enceinte, la SNCF s’engage à les déplacer mais ne peut s’engager sur un délai. La gestion des déchets dangereux est toujours aussi laxiste, et là M. Merlaud nous renvoie sur le service des achats SNCF à Lyon, en charge de ce dossier. A l’évocation de la vente des traverses à l’entreprise Sidénergie pour la transformation en charbon de bois alimentaire… silence embarrassé.
Mais le clou de cet entretien fût sans conteste la position officielle de la SNCF en regard de la pollution atmosphérique, notamment avec du naphtalène (matière cancérigène, faut-il le rappeler) : « La SNCF ne refuse pas de communiquer sur ce sujet, mais nous attendons que les riverains ou les collectivités locales nous contactent pour que nous puissions les informer sur ces émissions de polluants » !
Il y a clairement un problème sérieux de santé publique, et personne ne bouge, surtout pas le responsable qui fait la sourde oreille.

Monsieur le maire de Biars, Monsieur le député-maire de Bretenoux, Monsieur le président du conseil général, vous êtes dorénavant informés que la SNCF attend que vous les contactiez. Les habitants de Biars, Bretenoux et de toute la région apprécieront certainement que vous fassiez cette démarche et les teniez informés… des mesures que vous comptez prendre !

Nous avons également contacté la CGT du site SNCF de Biars afin de connaître leur position en la personne de Didier Pesteil. L’inquiétude règne parmi le personnel qui craint que cette affaire prenne de l’ampleur et que la SNCF décide de fermer le site de Biars. « Le problème est complexe et il faudra certainement que le département et la région s’en mêlent. Les investissements nécessaires pour se mettre aux normes sont colossaux ».

Il apparaît clairement que toute cette affaire est une question d’argent. La SNCF ne veut pas supporter seule le coût de la gestion des déchets et a tendance à renvoyer la balle à RFF. Mais c’est également un problème de culture managériale. En passant du public au privé, la donne change mais pas les habitudes : je prendrai pour exemple les stocks colossaux de traverses anciennes, stockées sur tout le réseau de façon désorganisée, hiératique, à tel point qu’il est probablement impossible de les définir précisément. Ces traverses sont stockées sans aucune protection (eaux pluviales) et laissées à la disposition des particuliers qui vienne se servir. Regrouper les stocks sur un ou plusieurs lieux répondant aux normes et en attendant les protéger, à minima avec des bâches, n’est pas une opération extrêmement onéreuse et offrirait à cette entreprise une excellente opportunité de communiquer sur ses engagements en faveur de l’environnement.

Lire la suite : article paru dans le n°6 du mag

Pièces de ce dossier :

Suivi du dossier

1er décembre : Nous avons, comme nous nous y étions engagé, fait parvenir à la SNCF une copie de cet article, leur offrant un droit de réponse. Aucune nouvelle à ce jour.

1er décembre : La société Sidénergie, contactée par téléphone au début de l'enquête, devait reprendre contact avec nous. Envoi d'un mail ce jour :

Comme je vous l'avais annoncé lors de notre entretien téléphonique en date du 20 novembre dernier, nous avons publié l'article concernant la pollution constatée par la DRIRE (notamment via les arrêtés d'août 2009 et février 2009 avec mise en demeure de la SNCF de réaliser des travaux de mise aux normes).
Si vous avez lu cet article, vous aurez pu constater que nous n'avons pas développé plus avant la question de la production de charbon de bois à partir des déchets classés dangereux par la société Sidénergie.
J'ai bien pris note de votre position concernant "l'acharnement de l'association Robin des Bois" sur votre entreprise, ainsi que le fait que votre activité semble respecter toutes les normes sanitaires en vigueur.
Vous conviendrez toutefois que pour le grand public et les béotiens que nous sommes en la matière, le fait de produire du charbon (à destination alimentaire) à partir de ces déchet soulèvent des inquiétudes légitimes.
Comme vous l'aviez proposé (et je ne vous tiens pas rigueur de n'avoir pu le faire compte tenu des délais), pourriez-vous soit me re-contacter par téléphone (05 65 34 47 16 ou 06 58 26 21 39), soit me proposer un rendez-vous, afin que nous puissions en parler. Il me semble souhaitable pour tout le monde qu'un minimum de communication se fasse sur vos activités, qui étant autorisées, ne devraient pas souffrir de suspicions par manque de transparence.
Dans cette attente, je vous prie d'agréer, Madame Martin, l'expression de mes sentiments les plus sincères.
Laurent Cougnoux  Rédacteur en chef.

Aucune nouvelle à ce jour

3 décembre : Contacté par téléphone, le Directeur de la DDASS à Cahors, M. Dominique François, refuse de nous faire parvenir les documents publics concernant la société Sidénergie, se retranchant derrière les services du Préfet. Lorsque je lui oppose le fait que des documents publics devraient être... publics, c'est à dire libre d'accès, ce dernier précise que "c'est la procédure habituelle".

Appel de Monsieur Guillaume Quenet, directeur de cabinet du préfet à Cahors. Ce dernier nous confirme que cette procédure est tout à fait légale. Lorsque je lui demande de donner l'autorisation au directeur de la DDASS de nous transmettre ces documents publics, M. Quenet est trop pris pour le moment et promet de nous rappeler. Malgré plusieurs relances, impossible de le joindre à nouveau...

Prise de contact avec M. Laurent Fabre, le directeur de cabinet du président du conseil général, M. Miquel, pour obtenir une interview téléphonique. Nous transmettons le dossier. M. Miquel devait nous consacrer quelques minutes le soir même à Figeac, où il tenait une réunion publique. Raté ! Nous y étions mais il n'a pas eu le temps... Promesse d'une interview téléphonique le lendemain.

Prise de contact avec Stéphane Verdier, l'attaché parlementaire de M. Launay (député maire de Bretenoux). Nous avons renis à Monsieur Verdier le dossier. Promesse d'un contact rapide avec le Député.

4 décembre : message du directeur de cabinet de M. Miquel pour nous demander de reporter l'interview de M. MIquel à un numéro ultérieur...

Nous avons réussi à voir, le même jour, Dominique Orliac, Gérard Miquel, Serge Laybros...

Contact avec Martin Malvy, le président de la Région.

7 décembre : contact direct avec Jean-Luc Mélenchon, député européen, qui prend connaissance du dossier et semble très très concerné... à suivre

 

 

Commentaires

  • raymond boire
    • 1. raymond boire Le 16/11/2011
    Je demeure dans un logement au deuxieme,et ce logement a eté construit avec du bois traité au créozotte,je voudrait savoir si ses dengereux, MERCI
  • jarrige
    • 2. jarrige Le 08/09/2011

    Bravo pour ces infos.
    Il est cependant dommage qu'une faute
    de français entache cet article.
    Vous parlez de comportement "hiératique"
    à propos du stockage des traverses SNCF.
    Sans doute faut-il comprendre comportement erratique...
    Hiératique étant du vocabulaire religieux.
  • Benjamin
    • 3. Benjamin Le 04/04/2011
    Bonjour, je vien s d' acheter une maison (3 mois) où une partie du jardin est clos avec un mur d' un metre de haut de poutres au creosote posées par le voisin! que puis-je faire?
    Merci
  • Alexandra
    • 4. Alexandra Le 01/12/2010
    Voilà maintenant une année que votre article est apru. Je le lis seulement maintenant. Ca tombe bien, j'en coupe et le brûle dans lon poële. Je vaismaintenant arreter.
    J'habite Assier et il y a des travaux SCNF depuis plus de 3 mois sur la ligne Figeac-Brive et ces traverses il y en a des centaines en tas, a côté de la gare? Que vont-ils en faire?
    Merci pour votre superbe journal. J'aimerai le faire suivre à des amis Bretons, Marseillais, Toulousains, Lyonnais, Bordelais, Hauts-Savoyards.
  • Högger
    • 5. Högger Le 13/11/2010
    Bonjour,
    Mon voisin vient de faire une bordure avec des traverses sncf dans son jardin. Je l'ai informé des risques et du danger mais il n'est pas d'accord avec moi. Les odeurs désagréables en été me gênent également.
    Qu'est ce que je peux faire pour qu'il enlève ces traverses toxiques?
    Merci de vos renseignements.
    Cordialement
    Marianne
  • laet
    • 6. laet Le 12/10/2010
    apparemment des réseaux sont structurés pour les envoyer en Allemagne où elles sont brûlées....
  • julien
    • 7. julien Le 18/08/2010
    bonjour est ce qu il existe un traitement contre les emanation de créosote
  • MADO
    • 8. MADO Le 09/08/2010
    C'est avec une grande attention que j'ai lu les messages concernant la CREOSOTE. Nous venons d'acquérir une maison clôturée par des traverses de chemins de fer imprégnées de ce produit dont nous ignorions l'existance jusqu'à la lecture du rapport de Robin des Bois très récemment. Quelqu'un pourrait-il me répondre à la question suivante : La SNCF ou les RFF sont'ils obligés de reprendre ces traverses . Nous avons la ferme intention de nous en séparer et les ramener à ceux qui les ont souillées ...la SNCF ou RFF AVEC OU SANS LEUR AUTORISATION . Quel est votre avis ce sujet?
  • Christian PESSEY
    Bonjour,
    J'ai traité du sujet des bois créosotés dans notre site www.maisonbrico.com (sous le couvert d'un "coup de coeur"). J'en ai aussi parlé dans mon émission VOTRE MAISON, sur RMC.

    Christian PESSEY
    mambre de l'AJE
  • La mère Tapedur
    • 10. La mère Tapedur Le 27/05/2010
    Mon cher ou ma chère Cata
    C'est avec la plus grande émotion que j'ai lu votre message et mon abnégation n'ayant d'égale que ma compassion, c'est avec empressement que je me permets de vous soumettre une recette trouvée dans un vieux grimoire du moyen âge, du genre Petit Albert, si vous voyez ce que je veux dire.
    Récoltez de l'urine de bouc qui vient de se faire fraîchement sodomiser par un loup garou une nuit de pleine lune.Trempez y 13 poils de votre propre cul*, arrachés 1 par 1 avec de la cire d'Antioche (C'est un peu long et un peu douloureux mais très efficace) Laisser mariner jusqu'aux prochaines calendes grecques. Avant de traiter vos poutres, récitez 2 paters et 3 avés. Appliquez la mixture avec un pinceau en poil de lynx de Silésie orientale. Attendre 3 nuits blanches avant la 2ème couche.Les poutres n'auront plus aucun effet néfaste pour votre santé et votre environnement.Au début, ça sent un peu fort, mais pas plus que bobonne après un bon tripou. A l'origine, cette recette était destinée à éloigner les mauvais esprits ainsi que les collecteurs dê dime et de gabelle, envôuter les femmes afin de mieux les séduire, et apporter chance et fortune au jeu de la loterie. Donc, il serait logique que cela fonctionne aussi pour les poutres à la créosote. Par l'intermédiaire du site internet du journal, faîtes nous savoir la progression de votre opération de traitement. Si cela s'avère vraiment efficace, il suffira de laisser mariner le charbon de bois dans des bains de cette solution miracle. Et à nous les ventrèches, le lard grillé, les merguezs et les chipos! Bon appétit
    * L'idéal serait d'utiliser 13 poils de cul d'un cheminot du dépôt de Biars qui a été en contact permanent avec les dites traverses, ainsi que 69 poils du cul de sa femme, récoltés pendant que Monsieur est en délégation syndicale. Mais l'action risque de s'avérer délicate, d'autant que les femmes modernes s'épilent les parties intimes, ce que nos ancêtres ne faisaient pas.
  • La caboche
    • 11. La caboche Le 26/05/2010
    Mon cher bouchon, comment se fait il qu'en 2007, pleins de braves gens ont voté Sarko?
    Comment se fait il qu' en juin 2010, les mêmes braves gens vont se ruiner pour acheter un écran géant plasma pour voir les bleus se prendre une pâtée? Dieu est grand et les publicitaires et les marchands de soupe sont ses prophètes...
  • cata
    • 12. cata Le 22/05/2010
    je me retrouve avec des traverses de chemin fer à l'intérieure de ma maison sans jamais avoir su le danger

    elles ne dégagent aucune odeurs , le fait d'avoir été poncé

    mais j'ai une grande colére de savoir ça
    seulement .

    que faire
  • bouchon
    • 13. bouchon Le 16/05/2010
    comment se fait-il alors, qu'en novembre 2006, un paysagiste vende encore des traverses de chemin de fer ??? si c'est interdit depuis 2003.....!!!! il faut qu'on m'explique.....!
  • la caboche
    • 14. la caboche Le 20/04/2010
    Message à Ovise: Merci très cher pour le bel oxymore qui agrémente votre message: Les autorités compétentes.Qu'est ce qu'on se marre!! Mais que vois je un oxymore peut en cacher un autre: autorités compétentes énergiques!!! Et attention encore un autre: autorités compétentes qui prennent des décisions... Et ce n'est pas fini: prennent des décisions rapidement... A la finale, 4 oxymores pour le prix d'un!!Alors là mon cher Ovise, total respect!!! Le père Corneille n'a plus qu'à retourner au bac à sable... Ah, ça fait plaisir de rencontrer quelqu'un qui maitrise autant les subtilités de la langue française ainsi que le maniement adroit de ses figures de style. Par contre pour ce qui concerne l'économie, je serai moins dithyrambique:Il y aune règle d'or dans les affaires: Quand on donne d'un côté, c'est pour mieux reprendre de l'autre.Pardon, le cancer n'est pas un bussiness? Demandez donc aux labos pharmaceutiques, aux centres d'examens sanguins, aux centres de scanner, aux oncologues, aux chauffeurs de taxi et ambulanciers et tous les autres ce qu'ils en pensent. Néanmoins merci et bravo pour votre coup de gueule. Je chambre mais je suis d'accord avec vous.
  • ovise
    • 15. ovise Le 19/04/2010
    c'est une honte pour la SNCF et pour le gouvernement francais de laisser faire ca !...d'un coté on depenses des fortunes pour la recherche contre le cancer et de l'autre on fait tout (pour) que les gens soient malades . il y a un gros problème.Il faudrait que les autoritées compétantes soient un peu plus énergiqueset et prennent des decisions rapidement
  • Breux
    • 16. Breux Le 25/03/2010
    Bonjour,
    Mon père a travaillé durant plus de 40 ans à l'atelier sncf de surdon, atelier de fabrication et d'imprégnation des traverses. Il était en contact direct avec la créosote puisqu'il était au service "imprégnation". Il est décédé y a 2 ans d'un cancer rare. les professeurs qui le suivaient ont précisé que ce type de cancer (rare) était issus de produit chimique tel que le goudron et les autres substances qui composent la créosote.
    J'en veux à la SNCF pour plusieurs raisons, dont celle de ne pas avoir pris contact avec ses employés (et retraités)qui ont été en contact avec ce produit, dès qu'il a été déclaré cancérigène.
    d'ailleurs je cherche d'autres personnes ou associations qui se sont déjà penchées sur cette question (et d'autres), faire reconnaitre à la sncf "la faute grave"
    Didier Breux
  • GUIBELIN
    • 17. GUIBELIN Le 10/01/2010
    jeviensvousconfirmerque l on nous prends pour des billescar ici en cote(Collonges les premieres 211100) RFF nous prends pour des blondesen nous faisant croirequenous etions au courant lorsque nous avons acheter nos proprietes.Ils nous disent que l on savait que les terrains ou le lotissement a ete construit etait deja pollue par la creosote ceci est marque noir sur blanc. J aimerais avoirvotre aide pour savoir comment se defaire de ce fleau qu est la creosote.Nous avonsun rapport de le societe Veritas quinous affirmeque la pollution existe bien.Je vous demanderais en tant que vice president de l APIC21 Collonges les premieres de nous venir en aide contre tout ce que cela peut engendrer. Ici, nous relatons 9 cas de cancers (la representante delaDASS nous a repondu que fallait s attendre encore a des genres de mort comme ceux ci dans les annees a venir. RFF a fait installer des appareils qui mesure la pollution dans l air et dans les sols. Encore une fois aidez nous par pitie et si vous avez une association a laquelle l on peut joindre sur la cote d or faites nous en part encor3e merci de votre g3entillesse et meilleurs voeux pour 2010
  • jean louis lopez
    • 18. jean louis lopez Le 14/12/2009
    Secrétaire de l'association agréée pour la pêche et la protection du milieu aquatique de Bretenoux
    depuis 20 ans je puis vous assurer que nous suivons ce dossier depuis des années .les pouvoirs publics se fichent éperdument de ce qui se passe à ce niveau et nos courriers et nos batailles ont eu pour seul avantage de faire passer les responsables de l'aappma de bretenoux pour des chercheurs d'embrouilles ( et je reste poli !).Ce qui existe depuis des années est honteux et scandaleux et je suis heureux qu'aujourd'hui certains s'interrogent ...car je me sens moins seul!!!
  • Dominique Rabeuf
    Nous vivons encore les désordres de vieilles pratiques dangereuses imaginées par les monopoles d'état créés il y a environ 60ans avec la complicité de politiques douteux comme les Gaulistes et les Communistes avec l'association de leurs complices les syndicats représentatifs. Tout cela pue la <b> République Mafieuse Française de tous bords </b>
  • cpolitic
    Les syndicats sont également responsable. A part les problèmes de boulot et de prime, la santé des salariés et accessoirement des clients ou riverains, ils s'en contrefoutent!

    Lamentable de la SNCF. Un nouveau scandale aussi grand que le sang contaminé, l'amiante ou le PCB.

    Il est beau le service public.
    Malheureusement les responsables sont certainement partis à la retraite voire mort!
  • Sylvain Marmande
    • 21. Sylvain Marmande Le 11/12/2009
    Bravo pour cet article

    Sylvain Marmande
  • Bluboux
    La société Sidénergie a été jointe au tel durant cette enquête et affirme avoir toutes les autorisations nécessaires. Nous allons bien sûr aller plus loin et demander à les rencontrer. Si le fait que du charbon de bois soit fabriqué à partir de "déchets dangereux" est plus que surprenant, il faut attendre d'avoir tous les éléments avant de hurler (même si l'on ne voit pas comment on peut justifier cela...)! Par contre, ce qui est clair, c'est que la SNCF ne respecte pas la loi puisque elle devrait suivre tous ces déchets et savoir précisément ce qu'ils deviennent, et ce jusqu'à leur destruction...
  • Nona
    • 23. Nona Le 29/11/2009
    Si j'ai bien compris, la boite sidénergie fabrique du charbon de bois pour barbecue à partir des traverses ? Mais on attend quoi pour leur faire péter la gueule ?

Voir plus de commentaires

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau