Maladie de la disparition : est ce que les abeilles meurent de surmenage ?

Le Lot en Action mag n°10. 11 février 2010

Ci-dessous un bref article paru aux États-Unis, dans la revue IES New Services, qui aborde le problème de façon très partiale, y compris dans sa conclusion, mais qui a le mérite de poser une question très pertinente…
« Partout à travers l’Amérique, une mystérieuse maladie éradique les ruches et colonies d’abeilles. La conséquence de cette maladie est que toutes les abeilles d’une ruche disparaissent en quelques jours, abandonnant la ruche, les larves ainsi que les réserves de miel et de pollen. . .


L’abeille mellifère n’est pas un insecte endémique à l’Amérique du Nord, les plantes indigènes n’ont donc pas besoin de l’abeille pour leur pollinisation. Si toutes les abeilles disparaissaient de notre pays, nous aurions encore du blé et du maïs. Mais la majorité des fruits et légumes importés – pourtant souvent considérés comme étant ‘typiquement américains ou californiens’, comme les amandes, les prunes, les raisins, les concombres, les melons ou les asperges, ne peuvent se reproduire sans l’aide des abeilles. Sans abeilles, il n’y aura plus de pommes, plus de tomates, plus de courgettes, plus de cerises… même le tofu viendrait à manquer étant donné que le soja a besoin des abeilles pour sa pollinisation. . .
L’apiculture industrielle tel qu’elle est pratiqué aux Etats-unis n’est pas différente des autres types d’élevage intensif. Même si les abeilles ont plus de liberté de mouvement que n’importe quel autre animal d’élevage, une exploitation apicole commerciale ressemble plus à une cité HLM qu’à un pré campagnard.


Les ruches sont alignées rangées après rangées, serrées les unes contre les autres. Dans la nature, on trouve au maximum trois à quatre ruches par kilomètre carré. Une colonie sauvage dispose d’une alimentation variée, tirant son alimentation du pollen et du nectar de milliers de différents types de plantes. Dans une exploitation industrielle, pour compenser le nombre déclinant de fleurs disponibles, les éleveurs leur fournissent de la mélasse de maïs à forte teneur en fructose – le même additif sucré qui est, entre autres, à l’origine des problèmes de mauvaise hygiène alimentaire chez les humains. Et tout comme les autres animaux d’élevage industriels, les abeilles sont stressées quand on les parque dans des grands ensembles et quand on les déplace fréquemment, comme c’est le cas avec les ruches aux Etats-unis, transportées par camion d’une région à l’autre du pays. Le stress rend les abeilles plus vulnérables aux parasites et aux maladies, diminue leur capacité à fonctionner naturellement.
Certains scientifiques commencent donc à se demander : est ce que l’épidémie appelée « Colony Collapse Disorder » est véritablement une maladie ou bien tout simplement la conséquence d’un système qui exploite les abeilles et le fait mourir de surmenage ? »

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau

Le Lot en Action, 24 avenue Louis Mazet, 46 500 Gramat. Tél.: 05 65 34 47 16 / contact@lelotenaction.org