Mieux comprendre le mal des abeilles pour préserver la biodiversité. Source : Europe1.fr

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Créé le 10/10/08

La surmortalité des abeilles "n'est plus contestable" selon un rapport parlementaire remis à Michel Barnier et Nathalie Kosciusko-Morizet. Vendredi, le député de Haute-Savoie Martial Saddier a proposé de revenir à une déclaration annuelle des ruches au plus tard d'ici le 1er janvier 2010 pour faire un inventaire précis et régulier du cheptel et mieux comprendre de quoi il souffre. Pendant longtemps, les pesticides type Gaucho ou Régent ont été pointés du doigt. Mais, malgré l'interdiction de ces produits depuis trois ans, les abeilles continuent de disparaître de façon inexpliquée. Certains apiculteurs accusent désormais les pesticides. Du sort des abeilles dépend le respect de la biodiversité.

C'est une menace pour la biodiversité, pour la production de fruits et de légumes et pour le travail des apiculteurs : depuis vingt ans, une disparition progressive des abeilles est constatée. La surmortalité est désormais de l'ordre de 30 à 40% et ne cesse d'augmenter. Un mal que les scientifiques ont encore du mal à expliquer. Pour tenter de sauver les abeilles, Michel Barnier, le ministre de l'Agriculture, et Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, se sont vus remettre vendredi un rapport parlementaire qui confirme la gravité du phénomène et propose de tout mettre en oeuvre pour mieux l'expliquer et à terme mieux lutter contre.

Jusqu'à présent, la majorité des apiculteurs accusaient les pesticides, et notamment les insecticides utilisés par les agriculteurs dans leurs champs, comme le Gaucho ou le Régent, d'être à l'origine de la mort des abeilles. Or, ces produits sont interdits depuis trois ans. Et les abeilles continuent de disparaître de façon inexpliquée. Avec par exemple des essaims en bonne santé apparente qui disparaissent d'un jour à l'autre sans laisser aucune trace dans leur ruche. Désormais, les parasites, et notamment le varroa, sont pointés du doigt.

Le député de Haute-Savoie Martial Saddier propose tout d'abord de revenir à une déclaration annuelle des ruches au plus tard d'ici le 1er janvier 2010 : supprimée en 2005 à des fins de simplification administrative, elle doit permettre un inventaire précis et régulier du cheptel. Martial Saddier préconise également la création d'un Institut technique et scientifique de l'abeille. Michel Barnier lui a alloué un budget de150.000 euros.

Parmi les leviers d'action évoqués également : redonner de la nourriture, du nectar, aux abeilles en luttant contre la disparition des fleurs, notamment sauvages, conséquence de la destruction des prairies naturelles, des haies et de l'augmentation de la monoculture. Quelques gestes simples suffisent pour cela : laisser un mètre carré d'herbe sauvage dans son jardin ou laisser pousser librement sur le bord des chemins. Les spécialistes estiment que si 0,5% de l'espace naturel était laissé en friche en France, les abeilles retrouveraient de quoi se nourrir sans difficulté. A mettre en parallèle avec un autre chiffre évoqué par Michel Barnier : 9% de la valeur alimentaire mondiale est liée à la pollinisation, c'est-à-dire à l'activité des abeilles.

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