Nicolas Sarkozy et son fils sont cités dans une affaire de fausses factures

ActualitéFrançaise.com. 25 juin 2009

Le président Nicolas Sarkozy et l’un de ses fils Pierre Sarkozy seraient au cœur d'une affaire de fausses factures, selon le site Internet Médiapart .

Les noms de Nicolas Sarkozy et Pierre Sarkozy apparaissent dans une affaire d'escroquerie à Téléshopping, la société de télé-achat du groupe TF1. Une combine qui aurait pu apporter un financement à la campagne électorale de Nicolas Sarkozy.

« L'affaire n'avait, jusque-là, jamais été ébruitée, écrit le site Internet. Plusieurs mis en examen ont assuré sur procès-verbal que des fonds détournés au préjudice de Teleshopping (…) auraient servi à financer illicitement la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, en 2007 ».

« La justice, elle, n’a pas poussé plus loin ses investigations, alors que des écoutes téléphoniques et plusieurs témoignages attestent les liens unissant Pierre Sarkozy, producteur de musique, à l’un des mis en examen », précise Médiapart.fr.

Quatre millions d'euros
Les enquêteurs du parquet de Versailles (Yvelines) ont mise en examen une dizaine de personnes pour « faux et usage, escroquerie en bande organisée, blanchiment en bande organisée ». Il semblerait que l'entreprise de télé-achat Téléshopping (constituée partie civile) a réglé fin 2006 des factures de plusieurs millions d'euros pour des prestations inexistantes.

L’homme d'affaires d'origine italienne Giuseppe Lavarra serait au cœur du dispositif. Le juriste Jacques Leblanc a déclaré dans les locaux de la PJ de Versailles au sujet de M. Lavarra  : « la dernière affaire s'est passée six mois avant la campagne présidentielle: en effet, il m'a affirmé qu'il avait, par l'intermédiaire du fils de M. Sarkozy, trouvé un financement pour la campagne de Nicolas Sarkozy via la société Bouygues à hauteur de 4 millions d'euros »

« M. Lavarra fut, en 2004-2005, directeur commercial d'une imprimerie, DEG Graphic, dont les principaux clients étaient à l'époque la gendarmerie, la société Dassault et... l'UMP », précise Médiapart.fr.

Serge Stefaniak, un autre mis en examen a également affirmé que les fonds détournés servaient à « financer la campagne présidentielle de l'UMP ».

Interrogé par Mediapart, le procureur de Versailles, a déclaré que « la juge n'a pas donné suite à la piste du financement politique car elle ne reposait que sur des propos rapportés, contestés par certains mis en examen. Faute d'être étayées, ces accusations ne pouvaient prospérer ».



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