Non à l’écoeurante taxe sur les accidentés du travail !

Plume de presse. 10 novembre 2009 par Olivier Bonnet


JPEG - 21.5 ko Dans notre billet du 25 septembre dernier, nous qualifiions la taxe sur les indemnités des accidentés du travail d’ignominie. Mais puisque rien n’arrête les sarkozystes, la Commission des finances de l’Assemblée nationale a voté cette mesure inique le 6 novembre. Nous relayons ci-dessous le texte de mobilisation publié par la Fondation Copernic, cercle de réflexion altermondialiste.

Contre la mesure annoncée qui vise à taxer les indemnités des accidentés du travail

Il y a quelque chose d’obscène dans la mesure annoncée qui vise à taxer les indemnités des accidentés du travail. C’est s’en prendre aux salariés dans leur chair. Alors que, subordonnés à l’employeur, ils viennent d’être brutalement vulnérabilisés par un accident survenu au travail. Alors qu’ils ne touchent déjà que 80% puis 60% du salaire journalier de base. Alors qu’ils sont frappés par les franchises médicales et les déremboursements (lire à ce sujet L’eugénisme économique, NdA). Alors que, très souvent, leur avenir est devenu incertain du fait du handicap qu’ils subissent. La justice serait, au contraire, que les accidentés touchent davantage que la totalité de leur salaire, à titre de réparation.

Ne pas imposer jusque-là les indemnités journalières des accidentés du travail n’était qu’une frêle compensation. La supprimer serait scandaleux. D’autant que le total des accidents du travail vient d’augmenter de 0,4% depuis 2 ans. Et que les suicides à cause du travail, et pas seulement à France Télécom, ne sont pas reconnus légalement comme des accidents.

Il faudrait aller exactement dans la voie inverse et mieux prévenir, protéger, réparer les accidents et les victimes. Car il y a deux morts par jour au travail dans le seul secteur privé, 16% de plus entre 2006 et 2008. On dénombre 720 150 accidents du travail avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d’indemnisation AT. Les rapports officiels reconnaissent, d’autre part, que le chiffre de 43 832 maladies professionnelles, avec 8, 7 millions de journées d’IT, est largement sous-déclaré.

Ce sont des chiffres ? Non, ce sont des vies. Des dizaines de milliers de vie que l’organisation du travail brise.

Nous appelons à la mobilisation pour réagir, alerter, rassembler tous celles et ceux qui sont scandalisé-e-s, de façon à faire reculer, catégoriquement, cette mesure inique, intolérable, inhumaine.

La pétition est signable en ligne à cette adresse.

 

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau