Prisons : un projet d'accord soumis aux surveillants

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 07.05.09 | 06h47  •  Mis à jour le 07.05.09 | 07h07

Le nouveau texte négocié sans le troisième syndicat del'"entente" contient la garantie de 174 créations d'emplois s'ajoutant aux 177 déjà promises en février par la chancellerie.
AFP/JACQUES DEMARTHON
Le nouveau texte négocié sans le troisième syndicat de l'"entente" contient la garantie de 174 créations d'emplois s'ajoutant aux 177 déjà promises en février par la chancellerie.

Les deux principaux syndicats pénitentiaires ont abouti dans la nuit de mercredi à jeudi 7 mai à un nouveau projet d'accord avec la chancellerie sur l'amélioration des conditions de travail des surveillants. Ce nouveau projet d'accord contenant de "réelles avancées" sur les conditions de travail en prison sera soumis jeudi aux surveillants pénitentiaires par les deux principaux syndicats de la profession, ont annoncé dans la nuit ces organisations, l'UFAP-UNSA (Union fédérale autonome pénitentiaire - Union nationale des syndicats autonomes) et FO-Pénitentiaire.

Les représentants syndicaux ont abouti à ce nouveau texte à l'issue de sept heures de négociations au ministère de la justice, une séance à laquelle s'était jointe la garde des sceaux, Rachida Dati, vers 21 h 30 après le départ de la CGT-pénitentiaire ulcérée par l'absence de propositions concrètes.

Finalement, peu après 2 heures, un projet d'accord en treize points a été conclu par l'UFAP et FO, contenant de "réelles avancées", notamment la garantie de cent soixante-quatorze créations d'emplois s'ajoutant aux cent soixante-dix-sept déjà promises par la chancellerie, a annoncé Christophe Marquès, de FO.

Par rapport au texte rejeté mercredi par les surveillants, au troisième jour du blocage des prisons, le nouveau "a progressé sensiblement sur des créations d'emplois, sur les conditions de gestion de la détention", a ajouté le secrétaire général de l'UFAP, Jean-François Forget (majoritaire). Ce document doit être soumis jeudi à l'approbation des surveillants.

"Nous levons le dispositif pour pouvoir sereinement et tranquillement en discuter et en fonction de ce que [les personnels] nous diront, on reconduira ou pas l'action", a déclaré sur France Info Jean-François Forget. "Mais il y a des avancées, c'est à eux d'en juger", a-t-il ajouté, soulignant cependant que le mouvement pouvait reprendre en cas de rejet. Il sera suggéré de "transformer les piquets en assemblées générales devant les établissements" et de ne plus bloquer les extractions de détenus ni les intervenants extérieurs, a aussi précisé M. Forget.

Après la consultation de leur "base" par les syndicats "nous espérons une signature d'un accord le plus rapidement possible, demain [jeudi] ou peut-être dans les jours qui viennent", a déclaré de son côté le porte-parole de Rachida Dati, Guillaume Didier.

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