Projet collectif : la Borie-Haute, où en est-on ?

Source : Le Lot en Action n°88 (mars 2015), mis en ligne le 2 mars 2015

À la suite de la publication dans notre dernier numéro de l'article de Jean-Luc Chatain, l'un des participants au projet collectif de la Borie-Haute, nous avons reçu un appel un tantinet angoissé des propriétaires des lieux, Madame et Monsieur Assié. Nous leur proposons à leur tour de pouvoir s'exprimer et leur avons proposé de les rencontrer prochainement, ainsi que Fanny, la maraîchère devenue seule bénéficiaire du bail, pour faire le point sur ce projet. Voici leur contribution.

La borie haute

Après deux années écoulées, le projet d'installation collective sur la Borie-Haute se trouvait dans l'impasse faute d'accords ou de moyens entre les différents acteurs (porteurs de projet, terre de liens, collectivités locales…). Au printemps 2013, le projet collectif initial ne s'étant toujours pas concrétisé, la propriétaire cédante, fatiguée par ces deux années et par les frais financiers liés à son changement de domicile, a mis en vente officiellement la propriété en agence immobilière.
Parmi les offres collectées, la propriétaire cédante a apporté la vente à la SAFALT (société aménagement foncier Aveyron-Lot-Tarn), maintenant ainsi la ferme dans son unité
bâti / non-bâti pour activité agricole avec souhait d'exploitation en bio.
Le 9 août 2013, après expiration des publications légales, la SAFALT a rétrocédé la ferme aux actuels propriétaires, avec mise à bail à long terme permettant l'installation hors cadre familial de l'éleveur et de la maraîchère, qui se sont réparti l'ensemble de la propriété.
D'ailleurs personne d'autre n'avait manifesté la volonté d'exploiter.
Au bout d'un semestre, l'éleveur n'ayant mis en place que quatre baudets et réalisant que son dévolu jeté sur l'exploitation du massif forestier était contraire au droit rural, a renié son engagement envers les propriétaires, la SAFALT, l’État, et a présenté sa démission qui a été acceptée.
La maraîchère, alors seule à manifester sa volonté d'exploiter, a pris à bail sous agrément de la SAFALT la totalité de la partie rendue libre.

En ce début 2015, c'est cette situation qui perdure et la maraîchère génère et vend des productions certifiées bio à la Borie-Haute, sur les marchés, etc. Nous osons espérer que les amateurs de salades « pesticidées » les savourent en aparté et laissent les productions de la Borie-Haute, auxquelles ils n'ont jamais prêté main forte, croître et s'accroître sous les vents et le soleil de la Haute-Bouriane, au profit des jeunes générations.

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Commentaires

  • sylvie
    • 1. sylvie Le 11/03/2015
    Ah.....ok, merci pour ces précisions, bluboux, je ne connais pas "le dessous des cartes" ;-) mais espère que ces tensions trouveront solutions!
  • Bluboux
    • 2. Bluboux Le 05/03/2015
    @ Sylvie,
    Je crois qu'il y a un peu de tension... Il faut dire que le départ de l'éleveur, puis celui de Jean-Luc Chatain jettent un trouble sur le caractère "collectif" du projet initial.

    Le dernier paragraphe du droit de réponse des propriétaires vient souligner (à mon sens) les critiques qui doivent être adressées à la désormais unique détentrice du bail et aux propriétaires. L'article publié dans le numéro précédent était un appel de Jean-Luc, suite à son retrait du collectif de La Borie-Haute, pour retrouver un lieu et un projet similaire.

    En l'état il est difficile de vous en dire davantage. C'est la raison pour laquelle nous rencontrerons prochainement les protagonistes de cette histoire pour pouvoir vous en dire un peu plus.
  • sylvie
    • 3. sylvie Le 05/03/2015
    Désolée je ne comprends rien au dernier paragraphe.....ça demanderait une petite explication de texte ;-)

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