Quand le climat éclipse la crise

Agoravox. 20 juillet 2009 par Fredon

La perspective du sommet de Copenhague tombe à pic pour faire passer au second plan la crise, ses causes et ses conséquences sociales et environnementales.

La crise fait de moins en moins l’actualité, le « réchauffement » climatique de plus en plus. Je mets des guillemets car je ne partage pas, avec beaucoup d’autres, ce qui nous est asséné comme l’évidence scientifique, sous peine d’hérésie : la planète se réchauffe inexorablement sous l’effet des émissions de gaz à effet de serre émis par l’homme.
 
Ce qui ne conduit nullement à sous-estimer les effets d’un mode de production -le capitalisme- qui produit autant de misère et d’inégalités que d’atteintes graves à notre environnement.
 
Il y a effectivement urgence à changer de cap sans perdre de vue LA cause fondamentale, à mes yeux, le système d’exploitation dominant le monde qui concentre les richesses entre les mains des possédants qui détiennent le pouvoir économique et politique, au mépris de celles et ceux qui vivent, chez nous dans la précarité, la pauvreté, ailleurs dans le sous-développement, la misère absolue et qui subissent plus que d’autres les aléas climatiques que la terre a toujours connus (cyclones, inondations, éruptions volcaniques, tremblements de terre…). Et au mépris de la nature.
 
Il est tout de même révélateur qu’à l’approche du sommet de Copenhague -qui doit succéder à celui de Kyoto- pour réduire les pollutions, essentiellement d’origine industrielle et agricole, favoriser l’utilisation des énergies renouvelables et stimuler les économies d’énergie, ce qui est une bonne chose, il faille agiter l’épouvantail d’un risque majeur dont les hommes -et non pas le système- seraient tous responsables au même titre, à savoir éviter que la température de notre planète s’élève de plus de deux degrés à l’horizon 2050 sans quoi on nous promet l’apocalypse !
 
Comme si la terre n’avait pas connu de longs cycles de refroidissement puis de réchauffement, parfois les deux ensembles mais pas dans les mêmes régions, ce qui rend toute moyenne très aléatoire aux yeux de nombre de climatologues. Comme si le cycle des saisons était une reproduction calquée d’une année sur l’autre. Ce qui rend tout aussi aléatoires les projections de ce que sera l’évolution du climat à des horizons de dizaines d’années.
 
On m’a rétorqué que, même si on peut être sceptique sur la notion de réchauffement climatique anthropique, on ne peut nier qu’il y ait dégradation de notre environnement et fragilité plus grande de populations démunies de tout. Donc il vaut mieux forcer le trait du risque pour sensibiliser une opinion trop laxiste.
 
Certes, mais qui a rendu cette « opinion » trop laxiste en lui inculquant qu’il n’y a pas d’autre système que celui, si efficace, du capitalisme dont l’essence est de tirer le plus de profits possibles dans le plus court délai et que « ce sont les profits qui créent l’emploi et la croissance » ? 
 
Et qui, aujourd’hui, veut nous convaincre que le défi pour les générations futures, c’est de « nous unir contre le réchauffement climatique », par delà toute autre considération ? Que l’écologie n’est ni de droite ni de gauche, que la crise nous en sortirons, nous sommes en train d’en sortir ?
 
En attendant, les entreprises continuent de s’y adapter en licenciant, en délocalisant autant qu’elles peuvent. Non pas que certaines -et notamment les PME- n’aient pas de réelles difficultés de gestion quand les grands donneurs d’ordre réduisent la voilure en attendant la reprise, mais beaucoup anticipent alors qu’elles n’y sont pas forcément contraintes ce qui témoigne, d’une certaine façon, qu’elles ne croient pas à l’imminence de jours meilleurs. C’est le cas, à une autre échelle, de la plupart des Etats américains, au bord de la faillite. Le nôtre atteint des sommets d’endettement et de déficit budgétaire. Il n’est pas le seul.
 
Que deviennent les promesses solennelles sur la moralisation du système financier ? Sur les paradis fiscaux ? Sur le secret bancaire ? Sur l’harmonisation fiscale, sociale…sur la libre circulation des hommes (et pas seulement des capitaux et des marchandises !), sur le contrôle des fonds publics donnés aux banques, sur l’annulation de la dette des pays du tiers-monde ?
 
Le dernier G8 -si cela pouvait être le dernier- a montré ses limites. Rien de très concret, au point que le GIEC, par la voix de son président Rajendra Pachauri a regretté qu’il ait « négligé les alertes des scientifiques » et n’ait pas pris d’engagement pour les années à venir. Mais plus fondamentalement, ce petit groupe des plus grands pays industrialisés, même invitant quelques autres pays émergents, n’a plus la confiance de la majorité des Etats (192) qui n’entendent plus se laisser dominer et dicter la manière dont ils doivent se développer. Il y a des instances internationales pour ça, l’ONU. A condition que les règles du jeu soient remises à plat.
 
Et comme on ne nous dit pas tout, je vous invite à découvrir l’enquête d’Audrey Adam pour i-télé, sur le programme Haarp de l’armée américaine en Alaska (http://www.dailymotion.com/video/x777w5_i-tele-haarp-docu ou encore http://www.lepouvoirmondial.com/archives/2009/07/18/usa-le-reseau-haarp-et-le-climat.html) recherches scientifiques destinées à manipuler le climat à des fins militaires. Tout simplement effrayant. Une commission du parlement européen s’en était émue fin 97 mais devant le silence des autorités américaines militaires et civiles, les investigations ont cessé.
 
Je vous laisse le plaisir de la découverte.
 
René Fredon

 

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