Réchauffement climatique : CO2 mais pas que ! climatique...

Marianne2. Le 4 Février 2010 par Laurent Pinsolle

 

La réduction des gaz à effet de serre pour lutter contre le réchauffement climatique ne va pas assez loin selon le blogueur Laurent Pinsolle. Taxer les émissions de carbone, certes, mais qu'en est-il de la pollution à l'ozone ou au méthane ?



Lors du sommet de Copenhague, toute l’attention du monde était portée sur la maîtrise des émissions de CO² par l’homme. Au final, il n’y a eu aucun accord concret. Mais, pire, en se focalisant sur le dioxyde de carbone, nous ne traitons qu’une partie du problème.

UN TRAITEMENT INCOMPLET

C’est tout le problème du réchauffement climatique aujourd’hui. Au final, seule une petite partie des gaz à effet de serre sont aujourd’hui taxés, ce qui limite considérablement l’efficacité de notre action. En effet, de trop nombreuses activités polluantes échappent à tout surcoût, et donc à toute incitation pour limiter leur consommation et donc leur pollution. C’est le cas d’une partie des émissions de CO² avec le traitement de faveur dont bénéficient le fuel et le kérosène, pourtant responsables d’une grande partie des émissions. De même, beaucoup d’industries polluantes bénéficient d’exemption.

Pire, de nombreuses études montrent aujourd’hui que d’autres gaz ont sans doute un rôle aussi important que le CO² dans le réchauffement climatique. Cet article du Monde montre le rôle de l’ozone. Si des accords ont permis la suppression de ce gaz dans de nombreuses industries, il reste beaucoup à faire pour réduire les émissions de précurseurs d’ozone. Cela est d’autant plus important que l’ozone est un gaz dangereux pour l’homme et qui est responsable d’un grand nombre de morts.

Et pour compléter ce tableau, il y a également le problème du méthane, que certains scientifiques estiment encore plus important pour le réchauffement climatique. Le principal responsable des émissions de méthane serait l’élevage bovin à travers le processus de digestion des ruminants. Des recherches ont été entreprises pour limiter les émissions de méthane par la diète des bovins, ou l’action sur leur flore intestinale. Il manque d’études pour envisager le problème dans sa totalité. En outre, on peut craindre d’autres révélations qui chambouleraient ces théories.

DES POLITIQUES EN RETARD

Face à ce problème extrêmement complexe, les hommes politiques ont du mal à réagir. Le réchauffement climatique n’est qu’une probabilité, certes fortes, mais pas une certitude. Pire, l’horizon de temps reste trop lointain pour que le produit des efforts d’aujourd’hui soit perceptible suffisamment rapidement. Résultat, les dirigeants de la planète ne savent pas résister à la pression des lobbys de toute sorte et sont incapables de concevoir une taxe juste, comme le montre le cas de la taxe carbone en France.

Qui plus est, la taxation des gaz à effet de serre se heurte à la libéralisation des échanges. En effet, dans ce système, les industriels peuvent délocaliser la production dans des zones à faible contrainte environnementale pour baisser leurs coûts de production et échapper aux contraintes réglementaires et fiscales des pays les plus en pointe dans la lutte contre les gaz à effet de serre. Bref, le libre-échange agit contre l’environnement en favorisant le moins-disant.

Il y a bien une solution à ce problème, comme l’a évoqué le président de la République en début de semaine, à savoir établir une taxe environnementale aux frontières de l’Europe de manière à égaliser la compétition, au moins dans ce domaine. Mais Nicolas Sarkozy tend à oublier les discours qu’il fait en France quand il est dans un cénacle européen. Il n’a jamais vraiment poussé ce projet nécessaire qui aurait le double mérite de permettre une compétition plus loyale tout en permettant à l’Europe de pousser les industriels de la planète entière à rendre leur production plus écologique.

Bref, et c’est un paradoxe que les écologistes ne soient pas capables de l’expliquer, la lutte contre les gaz à effet de serre est aujourd’hui beaucoup trop limitée. Pire, ils sont incapables de remettre en cause le libre-échange qui met pourtant une pression vers le bas sur les standards environnementaux.

Commentaires (1)

1. Claire (site web) 08/02/2010

Le CO2, le méthane et les autres accusés de l'effet de serre sont, certes, polluants, mais n'ont pas grande responsabilité en fait dans l'effet de serre. Ils sont surtout la burka derrière laquelle on nous masque des faits encore moins avouables: la géoingéniérie, que l'on proposera bientôt pour résoudre l'effet de serre soit disant causé par les gaz sus-nommés alors qu'elle est déjà la cause réelle des problèmes climatiques.
Si vous voulez bien prendre connaissance du diaporama "les causes de la crise sont-elles vraiment celles que l'on croit? que j'ai présenté au Klimaforum de Copenhague au nom de "l'Association Citoyenne pour le Suivi, l'Etude et l'Information sur les Programmes d'Intervention Climatique et Atmosphériques = ACSEIPICA", il vous suffit de le télécharger sur http://dl.free.fr/getfile.pl?file=/Z1uXqzu6.
Au plaisir
Claire:

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