Soutien aux sans papiers à Rennes. La TéléLibre.fr

 

PAROLE DE MILITANTS ACTIFS

Dans plusieurs départements de France, l’Etat a décidé de réduire le nombre de places d’hébergement pour les personnes étrangères en attente de régularisation
(principalement des demandeurs d’asile).

En parallèle, les services d’hébergement d’urgence comme le 115 sont saturés et ont semble-t-il la consigne de la DDASS de ne pas prendre en priorité les personnes sans-papiers. Ainsi depuis quelques mois (incluant des mois d’hiver) des personnes de plus en plus nombreuses se retrouvent à la rue, dont des familles avec enfants. En cela la France ne respecte pas la directive européenne de 2003, prolongement de la convention de Genève, qui stipule que les pays membres se doivent de fournir aux personnes demandant l’asile des conditions d’accueil assurant le minimum vital.

En Ille-et-Vilaine, de 400 places en 2008, il ne doit en rester que 120 d’ici juin 2009. Selon l’Etat, le département serait trop bien doté comparativement à d’autres, d’où la volonté de réduction budgétaire pour le département. En parallèle, les plateformes d’accueil des migrants des autres départements bretons ferment une à une, d’où un afflux de plus en plus important en Ille-et-Vilaine.

Devant l’afflux de personnes à la rue, un collectif local de soutien aux personnes sans-papiers a décidé de lancer un mouvement d’occupations longues de lieux publics pour réclamer des pouvoirs publics des réponses concrètes et des solutions d’hébergement pérennes. Le mouvement semble prendre de l’ampleur, d’autres villes comme Angers, Lille et Tours ayant lancé des occupations similaires.

Thomas Labbe

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