Zelaya demande l’assistance de la Croix-Rouge internationale (video)

Bellaciao. 28 septembre 2009

Le président déchu du Honduras Manuel Zelaya continue de défier le gouvernement putchiste depuis l’ambassade du Brésil à Tegucigalpa. Il a demandé l’aide de la Croix- Rouge et dénonce l’emploi de gaz toxique par les forces de l’ordre.

Plusieurs personnes réfugiées dans l’ambassade du Brésil de Tegucigalpa avec le président déchu Manuel Zelaya seraient atteintes de fortes nausées. Ce dernier à appelé à l’aide la Croix-Rouge internationale. "Il y a ici une soixantaine de personnes qui tentent de respirer dans la cour. Il y a des gens qui vomissent du sang. Un gaz toxique a été diffusé", a-t-il affirmé dans un entretien téléphonique avec l’AFP. "Nous demandons que les organismes de protection (...) comme la Croix-Rouge internationale interviennent immédiatement", a encore déclaré M. Zelaya. "J’ai moi-même un masque et la gorge très sèche", a-t-il ajouté en assurant que cette situation était liée "à des gaz toxiques utilisés par les militaires pour évacuer les gens".

Un porte-parole des forces de l’ordre honduriennes a démenti tout usage de gaz toxique :"Je ne vois pas comment nous aurions pu diffuser des produits chimiques. C’est une stratégie qu’ils utilisent pour attirer l’attention (...) justement au moment où le Conseil de sécurité (des Nations unies) est réuni." Un photographe de l’AFP a confirmé avoir vu des personnes vomissant du sang dans la cour de l’ambassade, sans cependant connaître les causes de ces symptômes.

APPEL À LA RÉSISTANCE

Le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné vendredi le harcèlement de l’ambassade du Brésil, et a demandé qu’il y soit mis fin. "Les membres du Conseil ont condamné les actes d’intimidation commis contre l’ambassade du Brésil à Tegucigalpa", a déclaré à la presse l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Susan Rice, au nom du Conseil qu’elle préside en septembre.

Manuel Zelaya maintient quant à lui, quatre jours après son retour clandestin au pays, son appel à la "résistance" de son peuple, posant comme base incontournable d’un dialogue avec les putschistes le principe de son retour au pouvoir. "Nous n’avons pas observé une once de volonté du gouvernement de facto de restituer la présidence au président élu par le peuple", a déclaré Manuel Zelaya dans un communiqué. "C’est pourquoi nous lançons un appel au maintien de la résistance et nous sollicitons le soutien de la communauté internationale pour mettre fin au coup d’Etat et rétablir la démocratie", poursuit-il.

Une tentative de médiation du président du Costa Rica Oscar Arias avait déjà achoppé fin juillet sur la question du retour au pouvoir de M. Zelaya, principe posé par l’accord dit de "San Jose" proposé par M. Arias et refusé par les autorités en place à Tegucigalpa, qui n’ont pas cédé depuis sur ce point. "Chacun campe sur ses positions", observait déjà jeudi une source diplomatique occidentale.

http://www.lemonde.fr/ameriques/art...

HARCELEMENT DES OCCUPANTS DE L’AMBASSADE DU BRESIL, LES PREUVES :
By Al Giordano

Lire l’article (en anglais) :

http://narcosphere.narconews.com/thefield/3460/honduran-coup-regime-mocks-un-security-council-embassy-attacks


Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau

Le Lot en Action, 24 avenue Louis Mazet, 46 500 Gramat. Tél.: 05 65 34 47 16 / contact@lelotenaction.org