USA Programme Prism Le début de la fin

par Thyeff        publié le 18 juin 2013

Aux États-Unis, on ne badine pas avec la Constitution. La plupart des citoyens de ce « grand pays démocratique » ont toujours cru dur comme fer que jamais un gouvernement, quel qu'il soit, ne transgresserait les règles gravées dans le marbre par les fondateurs de la nation, en 1787.

Monsieur Obama l'a appris à ses dépens quand il voulut au mois d'avril réformer le droit du port d'armes, subissant un sévère camouflet de la part des sénateurs, même de ceux de son propre camp.

Car des rivages de l'Orégon jusqu'au Vermont, en passant par les berges du Mississippi et les falaises du grand Canyon, un seul mot d'ordre : on ne touche pas au deuxième amendement !

Mais le Barack a la tête dure et la rancune tenace. Quand il déclarait dans un communiqué officiel après le rejet de sa proposition de loi : « C'est un jour de honte pour l'Amérique ! », il savait en son for intérieur qu'il aurait sa revanche. Les choses n'ont pas trainé.

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Depuis que les récentes affaires de collusion entre les sociétés de téléphonie et de messageries Internet, et les services de renseignements américains ont éclaté au grand jour, le Président, garant de la Constitution et dépositaire de la confiance que la population place en cette dernière, est tout de suite monté au créneau. Alors qu'on le croyait dans l'embarras, avec son aisance naturelle, il a réussi à minimiser l'événement et à le rendre inéluctable, tout simplement en jouant « franc-jeu ». Pour défendre le programme de collectes secrètes des données téléphoniques par les services de l'État, voici ce qu'il a déclaré :

 

« Personne n'écoute vos appels téléphoniques. Il ne s'agit pas de cela avec ce programme. Mais je pense qu'il est important de comprendre qu'on ne peut avoir 100 % de sécurité avec 100% de vie privée et aucun inconvénient », avant « d'admettre à présent la nécessité d'un compromis entre la protection de la vie privée et les exigences de la lutte anti-terroriste. »

 

En outre, il a promis que seuls les étrangers pourraient faire l'objet d'une surveillance, ce qui a tout de suite calmé les bons patriotes. Comme après l'approbation du Monsanto-Act, il avait promis que le Royal Cheese Burger, conserverait deux rondelles de tomates et trois tranches de cornichons, malgré les rumeurs, tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

 

Quant à nos amis français qui mangent du Mac Do à s'en faire exploser les durites et qui craignent pour leurs libertés, qu'ils sachent qu'ils n'ont aucune raison valable de se tourmenter, car comme il paraît que nous sommes tous des Américains, ils ne seront donc pas mis sur écoute, foi de Barack. Et ce n'est pas Monsieur Hollande et son gouvernement qui ont donné leur feu vert pour négocier l'accord transatlantique avec les USA qui oseront contrarier le Big Chef.

 

Monsieur Obama vient encore une fois de prouver son art consommé de la politique et de la manipulation, en jouant habilement sur la tactique du donnant-donnant. Puisque la majorité du peuple américain tient si fermement à posséder une ribambelle de fusils d'assaut, de pistolets, et de mitrailleuses, pour assurer sa sécurité, elle ne pourra pas dire grand chose si des lois soupçonnées d'être liberticides sont votées dans le but de renforcer encore plus sa sécurité. CQFD.

 

Comme j'évoquais en début de chronique les Pères fondateurs, j'aimerais conclure en citant le plus célèbres et jusqu'à présent le plus respectés d'entre-eux, puisqu'il fut le seul à signer les trois documents fondateurs des États-Unis : la déclaration d'Indépendance, le traité de Paris et la Constitution américaine, Monsieur Benjamin Franklin.

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux. »

C'est bien ce processus que le « prix Nobel de la paix » vient d'engager, avec ou contre sa volonté...

http://www.youtube.com/watch?v=QNEmRexKPrA

 

 

 

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